En l’emportant avec maîtrise 1-0 dimanche à St-Étienne, l’Olympique lyonnais de Claude Puel a déjà posé son empreinte sur la Ligue 1 version 2008-2009.
Le visage présenté par les Lyonnais à Geoffroy-Guichard peut déjà donner le tournis à la concurrence, laquelle, hormis Marseille, semble s’essouffler à l’image de Bordeaux.
Quatre matches, trois succès (après les 2-0 devant Toulouse et Grenoble) et un nul (0-0 à Lorient), aucun but encaissé et Karim Benzema déjà meilleur buteur: la copie rendue par les Lyonnais tutoie la perfection à l’image de ce huitième succès à Saint-Étienne dans l’histoire du derby.
« Il n’y a jamais de perfection dans le football », a corrigé Puel dimanche soir.
« Mais cette rencontre à Saint-Étienne est sûrement la meilleure du mois d’août, avec une belle intensité. »
Pourtant habitué à mesurer ses mots, l’ex-technicien lillois affichait un large sourire à la sortie de ce 18e derby consécutif sans défaite pour les Lyonnais, invaincus depuis le 6 avril 1994 : « Nous n’avons jamais lâché, nous avons certes ouvert la marque sur un exploit de Karim (Benzema), mais c’est toute l’équipe qui est récompensée après avoir fait un gros travail », a-t-il dit.
« C’était important de faire un match très costaud et sur 90 minutes. Et ceci n’avait pas été vrai jusque-là. »
« Nous sommes en progrès et c’est au final un bon mois d’août », a jugé Puel.
« Une équipe mature »
Sa méthode, travailler sur tableau noir et lors de longues séances tactiques aux entraînements, prend indéniablement racine à l’OL à peine deux mois après son arrivée.
« Il a cet enthousiasme, cette volonté de faire qui font qu’aucun joueur ne voudrait apparaître à ses yeux comme ayant lâché une partie de son engagement », a dit le président de l’OL Jean-Michel Aulas.
« Il a l’intelligence, le sens de l’organisation et un mental à toute épreuve. »
Et l’hommage de se poursuivre : « Nous avons affiché, grâce à Claude, beaucoup de maîtrise, une lucidité de tous les instants y compris quand nous avons marqué », a poursuivi Aulas.
« Nous avons été très bons tactiquement. »
L’entente Aulas-Puel tutoie donc là aussi la perfection, à l’inverse du couple que le président formait avec Alain Perrin, l’homme du doublé Coupe-championnat en mai dernier : « Nous sommes redevenus un club organisé. Avec un patron sportif, Claude, qui affiche des résultats de qualité, mais qui délivre aussi au travers de son sens organisationnel l’image d’un club sûr de sa force et de ses bases », a assuré le patron de l’OL.
Les outsiders potentiels qui voudraient faire tomber de leur piédestal les septuples champions de France sont donc prévenus : « Il y a ces qualités affichées : être maître de nos nerfs, être capable de rester lucide et d’être aussi costaud, je pense que c’est très intéressant », a dit Puel : « Nous avons une équipe mature, qui s’est concentrée sur le jeu et c’est très bien. »
Lyon envoie donc un message sans ambiguïté à la concurrence. Mais Jean-Michel Aulas, muet jusqu’à cette fin du mois d’août, retrouve ses habitudes : « Non, non, les messages, ce sont les grandes équipes comme Marseille et Paris qui les envoient. Nous, nous ne sommes que des petits footballeurs de province qui progressons pas à pas et qui préparons l’avenir ! »
Si Lyon a assuré et rassuré, il n’en est pas de même de son voisin stéphanois incapable de soutenir la comparaison : « Nous nous sommes arrêtés de jouer quand nous avons pris le but », a regretté Geoffrey Dernis.
« Il aurait fallu pousser et profiter que le public nous aide. C’est anormal surtout pour un match à domicile. »
« Nous n’avons pas le droit de baisser les bras aussi vite. Avec trois points sur 12, nous nous mettons en danger. On va se dire que ce n’est que la quatrième journée mais il va vite falloir prendre des points », a conclu le milieu des Verts.
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Le visage présenté par les Lyonnais à Geoffroy-Guichard peut déjà donner le tournis à la concurrence, laquelle, hormis Marseille, semble s’essouffler à l’image de Bordeaux.
Quatre matches, trois succès (après les 2-0 devant Toulouse et Grenoble) et un nul (0-0 à Lorient), aucun but encaissé et Karim Benzema déjà meilleur buteur: la copie rendue par les Lyonnais tutoie la perfection à l’image de ce huitième succès à Saint-Étienne dans l’histoire du derby.
« Il n’y a jamais de perfection dans le football », a corrigé Puel dimanche soir.
« Mais cette rencontre à Saint-Étienne est sûrement la meilleure du mois d’août, avec une belle...