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Rice avait recommandé à Tbilissi d’éviter un conflit avec Moscou

La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, avait recommandé en privé au président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, d’éviter un conflit avec la Russie lorsqu’elle était venue à Tbilissi en juillet, a indiqué hier le quotidien américain New York Times. Elle l’avait mis en garde lors d’un dîner privé le 9 juillet, selon le journal, qui cite sous le couvert de l’anonymat un haut responsable américain qui accompagnait Mme Rice. « Elle lui a dit, de façon très claire, qu’il devait promettre de ne pas recourir à la force », a-t-il déclaré au quotidien. En public toutefois, pendant sa visite, la chef de la diplomatie américaine avait accusé la Russie d’être à l’origine de troubles constants en Géorgie. « La Russie doit contribuer à résoudre le problème et s’abstenir de l’alimenter », avait-elle déclaré le 10 juillet. Sa visite s’inscrivait dans le contexte du différend entre Washington et Moscou sur l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN et sur le statut des provinces géorgiennes sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. Malgré cette fermeté en public, des responsables américains de haut rang avaient demandé aux Géorgiens de ne pas laisser le conflit s’envenimer, jusqu’au lancement par Tbilissi dans la nuit de jeudi à vendredi derniers d’une opération militaire destinée à reprendre le contrôle de l’Ossétie de Sud, selon le New York Times (NYT). L’émissaire américain dans la région, Daniel Fried, secrétaire d’État adjoint, a reçu jeudi dernier un coup de téléphone de la ministre géorgienne des Affaires étrangères lui déclarant que son pays était attaqué. « Nous lui avons dit qu’ils devaient maintenir leur cessez-le-feu unilatéral », selon le haut responsable américain cité par le NYT. « Nous lui avons dit : Montrez-vous intelligents, n’attaquez pas, ne cédez pas à la provocation des Russes. » M. Saakachvili n’a pas informé Washington de son offensive, ont indiqué au NYT de hauts responsables américains. « Les Géorgiens ont pensé qu’il valait mieux demander pardon après plutôt que la permission avant », selon un responsable de l’administration américaine cité par le NYT. « Ce sont eux qui ont pris la décision. Ils savaient que nous aurions dit non », a-t-il ajouté.
La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, avait recommandé en privé au président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, d’éviter un conflit avec la Russie lorsqu’elle était venue à Tbilissi en juillet, a indiqué hier le quotidien américain New York Times. Elle l’avait mis en garde lors d’un dîner privé le 9 juillet, selon le journal, qui cite sous le couvert de l’anonymat un haut responsable américain qui accompagnait Mme Rice. « Elle lui a dit, de façon très claire, qu’il devait promettre de ne pas recourir à la force », a-t-il déclaré au quotidien. En public toutefois, pendant sa visite, la chef de la diplomatie américaine avait accusé la Russie d’être à l’origine de troubles constants en Géorgie. « La Russie doit contribuer à résoudre le problème et s’abstenir de l’alimenter »,...