Zimbabwe
La bataille pour l’Exécutif
entre dans une phase décisive
le 13 août 2008 à 00h00
Les difficiles négociations pour un partage du pouvoir au Zimbabwe, ouvertes dimanche au plus haut niveau, sont entrées mardi dans leur troisième jour, autour d’une âpre bataille pour le contrôle d’un Exécutif commandé depuis 28 ans par le président Robert Mugabe.
Après une cérémonie en hommage aux forces armées, le chef de l’État zimbabwéen est arrivé en fin d’après-midi, sans faire de commentaire, dans un hôtel du centre de Harare où se déroulent les pourparlers, environ 30 minutes après les deux leaders de l’opposition.
Le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition), Morgan Tsvangirai, a également refusé de s’exprimer devant la presse à son arrivée, tout comme le dirigeant d’une faction dissidente du MDC, Arthur Mutambara. « Nous prions, tout simplement », a répondu l’adjoint de M. Mutambara, Welshman Ncube, interrogé sur l’issue des pourparlers.
Ce troisième jour de discussions pourrait être décisif pour sortir le pays de la paralysie née de la défaite du régime le 29 mars. « Les points difficiles seront réglés », avait déclaré la veille M. Mugabe à la fin de la session de négociations, sans détailler les questions litigieuses.
Le ministre adjoint sud-africain des Affaires étrangères, Aziz Pahad, s’est montré très prudent, lors d’une conférence de presse à Pretoria. « S’il y a une issue positive (avant le sommet de l’Afrique australe le week-end prochain), ce sera un plus, mais si aucun accord n’est conclu, les parties doivent être encouragées à poursuivre les discussions jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée », a-t-il déclaré.
M. Tsvangirai, qui a remporté les élections générales du 29 mars, réclame au nom de cette victoire le contrôle de l’Exécutif. Mais le chef de l’État, soutenu par ceux de l’armée, de la police et des services secrets, n’entend pas céder les prérogatives de la présidence après sa réélection contestée le 27 juin. Son rival s’était retiré du second tour en raison des violences déchaînées contre ses partisans après la déroute du pouvoir le 29 mars. Le MDC fait état de 122 morts dans ses rangs, de centaines de blessés et de milliers de déplacés.
Citant des ONG locales, Human Rights Watch (HRW) affirme dans un rapport publié hier que le parti au pouvoir et ses fidèles sont impliqués dans le meurtre de 32 personnes depuis fin juin. Le document les accuse également de deux autres meurtres survenus après l’accord du 21 juillet, signé par l’opposition et le pouvoir pour négocier un gouvernement d’union.
Selon des informations de presse non confirmées, les équipes de négociateurs, qui ont planché pendant près de trois semaines près de Pretoria, ont aplani les difficultés sur des sujets épineux comme l’amnistie pour les responsables des violences ou la redistribution des terres aux petits paysans.
Les difficiles négociations pour un partage du pouvoir au Zimbabwe, ouvertes dimanche au plus haut niveau, sont entrées mardi dans leur troisième jour, autour d’une âpre bataille pour le contrôle d’un Exécutif commandé depuis 28 ans par le président Robert Mugabe.
Après une cérémonie en hommage aux forces armées, le chef de l’État zimbabwéen est arrivé en fin d’après-midi, sans faire de commentaire, dans un hôtel du centre de Harare où se déroulent les pourparlers, environ 30 minutes après les deux leaders de l’opposition.
Le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition), Morgan Tsvangirai, a également refusé de s’exprimer devant la presse à son arrivée, tout comme le dirigeant d’une faction dissidente du MDC, Arthur Mutambara. « Nous prions, tout simplement », a répondu...
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