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Gerets et la tentation Ziani

L’air du temps semble désormais plus propice au milieu offensif de Marseille Karim Ziani, comme sorti des oubliettes d’une saison 2007-2008 totalement ratée par le coach Éric Gerets, qui fait assaut de compliments à son sujet sans pour autant lui promettre l’impossible. À entendre l’entraîneur marseillais, le revirement est spectaculaire : « Ziani me fait la misère positive à l’entraînement. Il pète les flammes. Mardi, il a été exceptionnellement bon. Même s’il ne commence pas samedi à Rennes, je sais pouvoir compter sur lui. » Le compliment de Gerets est sincère. Réputé juste, le coach belge mâche rarement ses mots mais sait aussi s’enflammer quand il le juge nécessaire. Il y a bien longtemps, en tout cas, que Ziani n’a pas reçu pareil honneur public… Il faut remonter au 19 mars en effet pour trouver sa trace en compétition officielle. Une date noire pour l’international algérien : ce soir-là, l’OM se fait ridiculiser à Nantes par Carquefou (CFA2) en 8e de finale de la Coupe de France (1-0). Et à la mi-temps, dans le vestiaire, une vive altercation oppose Gerets à Ziani, mécontent de devoir sortir. La sanction tombe : 10 jours de mise à pied et une lourde amende. On ne donnait pas cher alors de ses chances de rester à l’OM une saison de plus. Le club allemand de Stuttgart, déjà intéressé par ses services au mercato d’hiver, était encore prêt à engager l’ex-Sochalien cet été. Il était lui-même disposé à donner suite. Mais les dirigeants marseillais se sont finalement opposés au départ de celui pour lequel ils avaient déboursé environ 8 M EUR en 2007, comptant, comme le dit Gerets, sur « un nouveau début pour lui ». Plus de concurrence, moins de pression Très affûté dès la reprise, malgré une élongation aux adducteurs aujourd’hui guérie, Ziani rêve évidemment de sortir par le haut d’une saison de galère où il ne s’est jamais senti à sa place au poste de milieu droit et où les blessures à répétition ont aussi plombé ses tentatives de retour. Cela tombe bien : Gerets est aujourd’hui convaincu que Ziani est « plus un joueur d’axe » que de côté. C’est à cette place qu’il le destine, celle laissée libre par Nasri mais promise aussi à Valbuena. Gerets, pourtant, saura pianoter selon les circonstances, car à ses yeux « Ziani est plus meneur de jeu que Valbuena, qui est plus 2e attaquant. Il peut donner plus de passes décisives ». C’est aussi, d’ailleurs, pour préserver Valbuena et le laisser souffler de temps à autre que Ziani n’a pas obtenu son bon de sortie. Au joueur, donc, de saisir sa chance dans un effectif où la concurrence sera bien plus forte que la saison dernière, mais où il aura « peut-être moins de pression, car elle s’exercera plus sur les joueurs qui ont coûté un gros transfert, comme Koné ou Ben Arfa », comme l’explique un proche. Et de rappeler qu’il était arrivé à l’OM « après le départ de Ribéry ». Autrement dit : avec la mission implicite de faire oublier une grande vedette locale. Le capitaine Lorik Cana confirme : « Il a l’air plus libéré, il a moins de pression sur les épaules que l’an dernier. »
L’air du temps semble désormais plus propice au milieu offensif de Marseille Karim Ziani, comme sorti des oubliettes d’une saison 2007-2008 totalement ratée par le coach Éric Gerets, qui fait assaut de compliments à son sujet sans pour autant lui promettre l’impossible.
À entendre l’entraîneur marseillais, le revirement est spectaculaire : « Ziani me fait la misère positive à l’entraînement. Il pète les flammes. Mardi, il a été exceptionnellement bon. Même s’il ne commence pas samedi à Rennes, je sais pouvoir compter sur lui. »
Le compliment de Gerets est sincère. Réputé juste, le coach belge mâche rarement ses mots mais sait aussi s’enflammer quand il le juge nécessaire.
Il y a bien longtemps, en tout cas, que Ziani n’a pas reçu pareil honneur public…
Il faut remonter au 19 mars en effet...