Les cas de dopage impliquant des sportifs qualifiés voire « médaillables » à Pékin se sont multipliés ces derniers jours, à la grande satisfaction des responsables du CIO qui voient là payer leur stratégie de traque préolympique, à deux jours de l’ouverture des Jeux.
L’annonce, mardi, du contrôle positif à l’EPO du Russe Vladimir Kanaikin, l’un des favoris du 50 km marche, a allongé une liste déjà bien remplie de candidats aux podiums tombés pour dopage depuis deux mois.
Liste que les Russes ont tellement contribué à gonfler – avec notamment les évictions de six sélectionnés olympiques dont la reine du 1 500 m, Yelena Soboleva – que le président de la commission médicale du CIO Arne Ljungqvist a cru bon d’évoquer un « dopage systématique » dans l’athlétisme russe.
Cette multiplication des cas conforte le directeur médical du CIO, Patrick Schamasch : « Ça garantit que les écuries d’Augias sont un peu nettoyées en amont, a-t-il confié à l’AFP. Et c’est le résultat de la très bonne compréhension par les fédérations internationales du message du président (Jacques) Rogge leur demandant de s’assurer que les athlètes soient le plus propres possible à Pékin. »
En deux mois, une trentaine de sportifs recensés ont ainsi perdu tout espoir de participer aux Jeux de Pékin en raison d’un contrôle positif ou d’une infraction aux règles antidopage.
« Des pointures »
Un nombre élevé proportionnel à celui des contrôles engagés par les agences nationales antidopage (NADO) ou l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour les pays ne possédant pas de NADO. À titre d’exemple, l’Agence française (AFLD) avait entrepris au printemps de contrôler au moins une fois chaque sportif susceptible d’être qualifié, soit près d’un millier.
« Avant Athènes, beaucoup moins de fédérations internationales avaient joué le jeu », se souvient le Dr Schamasch. « Cette année, elles ont fait un gros effort », y compris celles où les cas de dopage restent traditionnellement exceptionnels comme l’escrime, avec le contrôle positif du meilleur fleurettiste mondial, l’Italien Stefano Baldini.
« Ça tombe tous les jours, reprend Patrick Schamasch, et de grosses pointures ! » Quant à savoir s’il convient de se réjouir, le médecin du CIO est partagé: « Quoi que l’on fasse, on sera critiqué. Si on n’enregistre pas beaucoup de cas positifs à Pékin, malgré le nettoyage fait avant, on dira que nos tests ne servent à rien. Si on en a beaucoup, on dira que notre éducation ne sert à rien. »
Inauguré le 27 juillet, jour de l’ouverture du Village olympique, le programme de contrôles précompétition est par ailleurs en accord avec le tableau de marche voulu par le Dr Schamasch. « 500 contrôles précompétition sur les 1 300 prévus ont déjà été pratiqués. Sur ces 500 contrôles, 70 % ont déjà été analysés et les résultats sont connus », a-t-il précisé.
Pour l’instant, aucun cas positif n’a été annoncé depuis Pékin, une raison de plus pour le CIO de se féliciter des résultats des analyses préolympiques.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les cas de dopage impliquant des sportifs qualifiés voire « médaillables » à Pékin se sont multipliés ces derniers jours, à la grande satisfaction des responsables du CIO qui voient là payer leur stratégie de traque préolympique, à deux jours de l’ouverture des Jeux.
L’annonce, mardi, du contrôle positif à l’EPO du Russe Vladimir Kanaikin, l’un des favoris du 50 km marche, a allongé une liste déjà bien remplie de candidats aux podiums tombés pour dopage depuis deux mois.
Liste que les Russes ont tellement contribué à gonfler – avec notamment les évictions de six sélectionnés olympiques dont la reine du 1 500 m, Yelena Soboleva – que le président de la commission médicale du CIO Arne Ljungqvist a cru bon d’évoquer un « dopage systématique » dans l’athlétisme russe.
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