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Actualités - Chronologie

Les divergences persistent entre la majorité et l’opposition

Quelques heures avant la tenue du Conseil des ministres, la mouture finale de la déclaration ministérielle a fait l’objet d’une série de concertations et de commentaires politiques. Le président de la Chambre, Nabih Berry, s’est entretenu hier à cet effet avec les ministres Faouzi Salloukh, Mohammad Khalifé et Ghazi Zeaïter, et le chef du gouvernement, Fouad Siniora, en a discuté avec le ministre Nassib Lahoud. Parallèlement, le Amid du Bloc national, Carlos Eddé, a pressé, dans un communiqué, les ministres qui expriment des réserves au sujet du texte de « maintenir leur position et d’essayer d’en modifier le contenu », et s’est étonné des positions « des représentants de certaines forces qui ont accepté cette mauvaise formule, surtout parmi ceux qui faisaient de la surenchère au sujet de la souveraineté libanaise et qui ont rejoint l’axe syro-iranien, tels les ministres du CPL et certaines forces de la majorité qui ont toléré l’adoption de ce document ». Le coordinateur du secrétariat général des Forces du 14 Mars, Farès Souhaid, a indiqué que la majorité a insisté durant sa réunion, dimanche, sur la nécessité que l’autorité de l’État prime et que les armes soient exclusivement détenues par l’armée. Il a rejeté la thèse selon laquelle les réserves des chrétiens du 14 Mars reflètent une divergence de vues avec les députés Saad Hariri et Walid Joumblatt. Après avoir également souligné le souci du 14 Mars de confirmer la primauté de l’État dans tous les domaines d’ordre souverainiste et stratégique, le secrétaire général du Renouveau démocratique, Antoine Haddad, a fait remarquer que la majorité a réussi à imposer cet élément dans plusieurs chapitres de la déclaration ministérielle. Il s’est cependant interrogé sur les raisons pour lesquelles le 8 Mars refuse que l’expression « sous la houlette de l’État » soit introduite au chapitre traitant de la Résistance. De son côté, le député Mohammad Hajjar a estimé qu’« aucune partie ne peut mener au nom de tous les Arabes une résistance et un conflit unilatéraux, à partir du Liban. Ce genre de résistance n’est pas utile pour la cause palestinienne, mais ne peut qu’engendrer des problèmes et des affrontements internes ». En début de soirée, M. Amine Gemayel, qui a présidé la réunion mensuelle conjointe du bureau politique et du conseil central Kataëb, a exprimé des réserves sur certains points de la déclaration ministérielle, notamment sur « la dualité des rôles, des droits et des obligations entre l’État et la Résistance ». Il a fait état de lacunes qui devraient être réglées, soit dans la déclaration ministérielle, soit plus tard durant la conférence de dialogue. M. Gemayel a aussi plaidé en faveur du seul droit de l’État à défendre le pays et les Libanais. « Celui qui doit défendre le Liban doit le faire sous la houlette de l’État et en coordination avec lui », a-t-il dit. Dans les rangs du 8 Mars, le son de cloche est bien entendu différent. Le ministre de la Santé, Mohammad Khalifé, a mis en garde contre certaines réserves ministérielles sur le document, estimant que le gouvernement doit se présenter unifié devant le Parlement, pour le vote de confiance. Selon lui, les points sur lesquels la majorité exprime des réserves « sont seulement des questions de détails qui seront examinées à la conférence de dialogue au cours de laquelle il sera également question de la stratégie de défense ». Membre du bloc parlementaire du Hezbollah, le député Hassan Hobballah a estimé que la mouture finale de la déclaration ministérielle « prouve que la Résistance reste à son apogée d’autant qu’elle passe d’une victoire à l’autre ». Selon lui, les conflits politiques « ne doivent pas se répercuter sur la Résistance qui représente la force du Liban face aux menaces et aux dangers provenant d’Israël ».
Quelques heures avant la tenue du Conseil des ministres, la mouture finale de la déclaration ministérielle a fait l’objet d’une série de concertations et de commentaires politiques.
Le président de la Chambre, Nabih Berry, s’est entretenu hier à cet effet avec les ministres Faouzi Salloukh, Mohammad Khalifé et Ghazi Zeaïter, et le chef du gouvernement, Fouad Siniora, en a discuté avec le ministre Nassib Lahoud.
Parallèlement, le Amid du Bloc national, Carlos Eddé, a pressé, dans un communiqué, les ministres qui expriment des réserves au sujet du texte de « maintenir leur position et d’essayer d’en modifier le contenu », et s’est étonné des positions « des représentants de certaines forces qui ont accepté cette mauvaise formule, surtout parmi ceux qui faisaient de la surenchère au sujet de la...