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Voulez-vous... jouer ? LES SORTIES DE LA SEMAINE Rubrique réalisée par Colette Khalaf

Mamma Mia !, de Philida Lloyd Avec Meryl Streep et Pierce Brosnan. ABBA, c’est 400 millions de disques vendus depuis 1972 et un mythe indéboulonnable. ABBA, c’est aussi des réactions mitigées et contradictoires. Symbole de la festivité la plus débridée, mais aussi de la pop la plus parfaite, le groupe suédois est pour certains l’emblème de la cultissime culture pop, tandis que pour d’autres celui de l’esthétique kitsch et du mauvais goût des années disco. Pourtant la popularité des quatre Suédois n’a jamais été démentie, jusqu’au succès de la comédie musicale Mamma Mia !, qui donne à présent naissance à une adaptation cinématographique. Une aventure romantique qui mêle trois papas, une maman et une enfant, voire une jeune fille. Sur la ravissante île grecque de Kalokairi, dans un hôtel méditerranéen isolé tenu par Donna, sa fille Sophie et le fiancé de celle-ci, Sky, la jeune fille envoie juste avant ses noces trois invitations destinées à trois hommes bien différents dont elle pense que l’un d’eux est son père. De trois points du globe, trois hommes s’apprêtent à retourner sur l’île – et vers la femme – qui les avait enchantés 20 ans auparavant. Mais les surprises ne font que commencer. Construite sur vingt tubes du groupe le plus célèbre de la fin des années 70, la narration de ce film a deux grandes qualités : d’abord la légèreté et l’insouciance des comédies musicales, ensuite il y a le choix des acteurs. Qui imaginerait Pierce Brosnan (ex-James Bond), Colin Firth, le british coincé de Bridget Jones, et Stellan Skarsgard, acteur intello de Breaking The Waves, en paillettes, pattes d’eph et grosses cuissardes à talonnettes, ou encore Meryl Streep, poussant la chansonnette et s’éclatant à ravir ? La comédienne aux quatorze nominations et plusieurs Oscars porte le film à elle seule. Elle danse, rit, pleure, chahute et délivre une performance incroyable. Mamma Mia ! n’a peut-être pas l’ambition de se hisser aux grands musicals d’antan, à savoir Hello Dolly, Mary Poppins ou encore My Fair Lady. Le film n’a pas nécessairement une bonne mise en scène. Mais qui s’en fiche ? Mamma Mia ! est une bouffée d’air frais énergisante qui confirme que le cinéma peut aussi être un divertissement… intelligent. GRANDS CINEMAS ABC/GRAND CONCORDE, GRAND LAS SALINAS, CINEMACITY, EMPIRE SODECO/GALAXY Funny Games, de Michael Haneke Avec Naomi Watts et Tim Roth. Ann, Georges et leur fils Georgie sont en route vers leur résidence secondaire pour y passer l’été. Leurs voisins, Fred et Eva, sont déjà arrivés et ils décident de se retrouver tous le lendemain matin pour une partie de golf. Tandis que son mari et son fils s’affairent sur leur voilier récemment remis en état, Ann commence à préparer le dîner. Tout à coup, elle se trouve face à face avec un jeune homme extrêmement poli, Peter, un des invités de ses voisins, venu à la demande d’Eva, lui emprunter quelques œufs. Après les lui avoir donnés, Ann commence à avoir des soupçons. Comment Peter est-il entré dans leur propriété ? Pourquoi les deux jeunes gens (car ils sont deux à présent) ont-ils des gants blancs et tiennent ce discours atone et condescendent, voire arrogant. Alors qu’elle s’apprête à les renvoyer, l’action prend une tournure étrange qui va mener vers une descente aux enfers et une explosion de violence. En 1997, le cinéaste autrichien faisait scandale au Festival de Cannes avec son film Funny Games, où l’on voyait un couple de bourgeois torturés, humiliés pour des raisons inconnues. En réalisant dix ans plus tard le même film plan par plan, le réalisateur démontre combien la violence est encore omniprésente dans notre siècle et combien il faudrait ne pas banaliser ce phénomène. Une œuvre minimaliste et glaciale où les scènes de violence, sans être étalées sur l’écran, n’en demeurent pas moins évocatrices et très fortes. Haneke parle de la violence, mais également de l’incommunicabilité des êtres et Naomi Watts étonne avec une prestation toute nouvelle qui désacralise son image. À déconseiller aux âmes sensibles. ZOUK, SAINT-ÉLIE, ABRAJ, EMPIRE SODECO
Mamma Mia !,
de Philida Lloyd

Avec Meryl Streep et Pierce Brosnan.
ABBA, c’est 400 millions de disques vendus depuis 1972 et un mythe indéboulonnable. ABBA, c’est aussi des réactions mitigées et contradictoires. Symbole de la festivité la plus débridée, mais aussi de la pop la plus parfaite, le groupe suédois est pour certains l’emblème de la cultissime culture pop, tandis que pour d’autres celui de l’esthétique kitsch et du mauvais goût des années disco. Pourtant la popularité des quatre Suédois n’a jamais été démentie, jusqu’au succès de la comédie musicale Mamma Mia !, qui donne à présent naissance à une adaptation cinématographique.
Une aventure romantique qui mêle trois papas, une maman et une enfant, voire une jeune fille. Sur la ravissante île grecque de Kalokairi, dans un hôtel...