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Un peu plus de... Le Liban va mal ? « Try him »…

Vous avez probablement déjà entendu cette phrase : « Ah, avant au Liban… », « Avant le Liban »… Cette espèce de remémoration permanente du Liban des Caves des Rois. Ce Liban glorieux et festif où Dalida était venue chanter. Ce Liban magnifique qui avait vu Johnny Hallyday se faire refouler à l’aéroport à cause de l’hystérie des jeunes femmes venues l’attendre sur le tarmac. Ce Liban d’avant-guerre où les jeunes étaient insouciants et allaient faire trempette à l’Acapulco, au St-Simon, au St-Michel, au Côte d’Azur. On les entend, les sexa, les quinqua et les quadragénaires, vous répéter encore que les cafés à Hamra étaient bondés de journalistes, d’intellectuels et de politiques de tous horizons. On les voit ces étoiles qui brillent dans leurs yeux lorsque reviennent à eux les souvenirs du Flying Cocotte, du Stereo 70, des Caves. De ces clubs qui accueillaient les sécheurs de cours les après-midi de chaleur comme la Locomotive ou le Privé, reviennent souvent des flashs qui rappellent à leurs bons souvenirs tous les instants de leur jeunesse. Que de bons moments passés au Casino du Liban à écouter Adamo qui s’éprit d’une belle jeune Libanaise à qui il écrivit Les collines de Rabia, de cette unique chaîne de télé qui retransmettait des jeux sur la musique ou la culture générale, et que presque tous les Libanais regardaient… Et puis il y a eu Aïn el-Remaneh, un 13 avril 1975. Et le Liban d’avant a arrêté de vivre. Il s’est noyé sous les décombres, englouti par la haine et la violence. Mais le Liban n’a pas arrêté de vivre. Le Liban d’avant peut-être, mais pas celui d’aujourd’hui. Pas celui des années 90, des années 2000. Oh oui, il y a des cafés qui ont fermé, des boîtes qui n’existent plus et des plages dont on n’avait jamais entendu parler. Mais, depuis 15 ans, des endroits sont nés et sont partis, des boîtes explosent et des bars s’exposent haut, très haut. Et franchement, entre vous et moi, la nouvelle génération a également ses boîtes défuntes. Le Mandaloun (le premier), le Rétro, le Music Box, le Harley’s, le Jet Set, la boîte de Faqra… Au Liban, les endroits se suivent et ne se ressemblent pas. Et le Liban est malgré tout, malgré vraiment tout, resté le même. Ce Liban festif où il fait bon venir, et désolé pour la Old School, mais depuis la fin de la guerre, nous avons accueilli plus de vedettes qu’avant. Eh oui !! Rien que cette semaine, Mika, Tiesto et Bob Sinclar vont se relayer pour mettre le feu à la capitale. Quant à Gilberto Gil, Camille, Olivia Ruiz, Elton John, Sting, David Guetta, Mariah Carey, Enrique et Julio Iglesias, Bécaud, Johnny (si si le même qui s’était fait refoulé), Jane Birkin, Notre Dame de Paris, Placebo, Massive Attack, Jesse Norman, Barbara Hendricks ou Aznavour, ils sont tous venus dans le « Liban d’après ». Sans oublier Deneuve, Beigbeder, Laurent Gerra, Yann Tiersen, Taddéi, Jamel Debouze, Smaïn, Camille Laurens, Eric-Emmanuel Shmitt, Elizabeth Roudinesco et bien d’autres encore. Qu’est-ce qu’il est beau le Liban d’après. Ce Liban du Skybar, de l’Orchid, du Bamboo Bay, d’Edde Sands, ce Liban du White, de la Centrale, ce Liban de Chez Sami, ce Liban du Riviera, ce Liban de Gemmayzé, de Bonita Bay, ce Liban d’aujourd’hui. Ce Liban où tout le monde se rue. Où les touristes viennent plus qu’avant. Malgré tout. Contre vents et marrées humaines. Demain soir, c’est un souffle de liberté qui s’emparera de cette fameuse place des Martyrs. Demain, Mika, celui qui n’a jamais cessé de clamer partout sa libanité, prouvera comme d’autres avant lui, et plusieurs centaines après lui, que le Liban, d’avant, d’après, de maintenant, ce petit pays situé au milieu du Moyen-Orient, a résisté, résiste et résistera toujours à l’envahisseur, qu’il soit politique ou culturel. Relax, take it easy… rubrique réalisée par médéa azouri habib
Vous avez probablement déjà entendu cette phrase : « Ah, avant au Liban… », « Avant le Liban »… Cette espèce de remémoration permanente du Liban des Caves des Rois. Ce Liban glorieux et festif où Dalida était venue chanter. Ce Liban magnifique qui avait vu Johnny Hallyday se faire refouler à l’aéroport à cause de l’hystérie des jeunes femmes venues l’attendre sur le tarmac. Ce Liban d’avant-guerre où les jeunes étaient insouciants et allaient faire trempette à l’Acapulco, au St-Simon, au St-Michel, au Côte d’Azur. On les entend, les sexa, les quinqua et les quadragénaires, vous répéter encore que les cafés à Hamra étaient bondés de journalistes, d’intellectuels et de politiques de tous horizons. On les voit ces étoiles qui brillent dans leurs yeux lorsque reviennent à eux les souvenirs du...