Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La folie Arshavin

Deux matches seulement ont suffi pour faire d’Andrei Arshavin la grande vedette de l’Euro 2008, en manque de repères depuis les éliminations précoces des Cristiano Ronaldo, Henry, Ribéry, Toni ou Ibrahimovic et tombé sous le charme de ce meneur de jeu russe qui allie élégance et efficacité. « Ballon d’Or ? », « Un transfert au Barça ou au Real ? », « Combien de buts en finale ? » : autour du terrain d’entraînement de la Russie, à Bâle, les conversations ne tournaient lundi qu’autour d’un même sujet : quel avenir pour Arshavin et où s’arrêtera-t-il ? Bien avant le coup d’envoi du tournoi, seuls les spécialistes pouvaient distinguer ce frêle milieu de terrain (1,72 m, 69 kg) du reste d’une sélection dont la grande star n’était autre que son entraîneur, le sorcier néerlandais Guus Hiddink. Ses exploits en Coupe de l’UEFA et la victoire finale de son club du Zenit Saint-Pétersbourg ne pouvaient qu’avoir un impact forcément limité, comparés au doublé royal des Red Devils de Manchester United (Ligue des champions-championnat d’Angleterre) et aux arabesques du « beau gosse » mancunien, Cristiano Ronaldo. Aujourd’hui, c’est Arshavin que l’on cherche du regard, que l’on épie et que l’on souhaite approcher, alors que le Portugais a depuis longtemps disparu après un Euro insipide. « Touche de magie » Suspendu pour les deux premiers matches de son équipe en raison d’un carton rouge récolté bêtement contre la modeste formation d’Andorre lors des qualifications, Arshavin a beaucoup manqué à son équipe, étrillée par l’Espagne (4-1) avant de battre d’une courte marge les tenants du titre grecs (1-0). Mais depuis son retour contre la Suède (2-0), les Russes sont méconnaissables, métamorphosés par la présence de ce joueur hors norme, qui met sa technique au service du collectif, tout en étant viscéralement attiré par le but (2 réalisations en deux rencontres). Marathonien du milieu de terrain, son petit gabarit lui permet également de se faufiler entre les défenseurs avant d’adresser souvent une passe limpide. Pas étonnant que les louanges pleuvent avant une demi-finale revanche contre l’Espagne, jeudi à Vienne. « Je n’ai jamais eu de doute sur ce qu’il pouvait réussir et il l’a prouvé, explique Hiddink. Arshavin n’est pas un n° 10 à l’ancienne qui se contente de recevoir le ballon et de le transmettre. Il est obligé de travailler sur le plan défensif et lui travaille beaucoup pour l’équipe. » « On a vu beaucoup de bons joueurs, mais Arshavin a apporté une touche de magie, affirme de son côté Andy Roxburgh, directeur technique de l’UEFA. Avec lui, la Russie est devenue encore meilleure. » Adoubé par Zidane Même Zinédine Zidane y est allé de son compliment, adoubant celui qui pourrait bien être, dans un registre différent, son successeur dans la grande lignée des n° 10 de légende. « L’Euro, c’est plus dur que la Coupe du monde, a-t-il indiqué à l’AFP. Alors quelqu’un qui fait un grand Euro ne peut que faire une grande carrière, ce n’est pas possible de faire autrement. » Avis d’expert. Et comme souvent quand une nouvelle étoile commence à briller, les spéculations vont bon train au sujet de son avenir, bien avant le dénouement de la compétition et l’issue du parcours de la Russie. Adulé dans son club de toujours, le Zenit, où il perçoit déjà un salaire de star (2,5 millions d’euros annuels), Arshavin attise, à 27 ans, les convoitises des plus grands clubs européens. Le joueur a, lui, exprimé sa préférence pour l’Espagne malgré des propositions venant d’Allemagne et d’Angleterre. Avant l’Euro, ses dirigeants avaient fixé le montant d’un éventuel transfert à 7 millions d’euros. Nul doute que les enchères vont grimper d’ici à la fin de l’été.
Deux matches seulement ont suffi pour faire d’Andrei Arshavin la grande vedette de l’Euro 2008, en manque de repères depuis les éliminations précoces des Cristiano Ronaldo, Henry, Ribéry, Toni ou Ibrahimovic et tombé sous le charme de ce meneur de jeu russe qui allie élégance et efficacité.
« Ballon d’Or ? », « Un transfert au Barça ou au Real ? », « Combien de buts en finale ? » : autour du terrain d’entraînement de la Russie, à Bâle, les conversations ne tournaient lundi qu’autour d’un même sujet : quel avenir pour Arshavin et où s’arrêtera-t-il ?
Bien avant le coup d’envoi du tournoi, seuls les spécialistes pouvaient distinguer ce frêle milieu de terrain (1,72 m, 69 kg) du reste d’une sélection dont la grande star n’était autre que son entraîneur, le sorcier néerlandais Guus...