Kolodin, Zhirkov, Semak, Pavlyuchenko et l’immense Arshavin, leader technique de la Russie : ce quintette de rêve fait le bonheur de la sélection du Néerlandais Guus Hiddink, qualifiée à la surprise générale pour les demi-finales et nouvelle terreur de l’Euro 2008.
Denis Kolodin (défenseur central, 26 ans, 16 sélections, Dynamo Moscou) : son premier tour avait été catastrophique avec notamment une humiliation subie face à l’Espagne (4-1). Contre les Pays-Bas, il a tout simplement crevé l’écran. Même si son association dans l’axe avec Ignashevich n’offre pas toutes les garanties, Kolodin dégage une belle maturité alors qu’il découvre le très haut niveau international. Gros frappeur, il a expédié deux missiles de plus de 40 mètres, l’un détourné du bout des doigts par Van Der Saar, l’autre frôlant la barre transversale néerlandaise.
Youri Zhirkov (arrière ou milieu gauche, 24 ans, 22 sélections, CSKA Moscou) : contre-attaquant hors pair sur son côté gauche, capable d’évoluer aussi bien en défense qu’au milieu, Zhirkov symbolise à merveille ce « football total » importé en Russie par le Néerlandais Guus Hiddink. Contre les Pays-Bas, il a été dans tous les bons coups. Il est l’un des rares joueurs russes à avoir déjà goûté la Ligue des champions avec son club, double champion de Russie en 2005 et 2006 et vainqueur de la Coupe de l’UEFA en 2005. Son but fabuleux en décembre 2006 en C1 contre Hambourg, inscrit à la suite d’une chevauchée solitaire de plus de 40 mètres, circule d’ailleurs toujours sur Internet.
Sergei Semak (milieu défensif, 32 ans, 49 sélections, Rubin Kazan) : les supporteurs du Paris-SG doivent être surpris de voir Semak promu leader de l’entrejeu russe. Son triplé fin 2004 au Parc des Princes avec le CSKA Moscou en Ligue des champions lui avait ouvert les portes de la capitale française. Mais le joueur s’était perdu, comme bien d’autres avant et après lui. Revenu en Russie, d’abord au FC Moscou (2006-2007) puis au Rubin Kazan, lui a rendu une dignité de footballeur et une place de chef d’orchestre du milieu de terrain de la sélection. Une technique simple et sans fioriture qui rappelle celle de Claude Makelele, mais son penchant pour l’offensive et la prise de risques le distinguent nettement de son « confrère » français.
Andrei Arshavin (milieu offensif ou attaquant, 27 ans, 35 sélections, Zenit Saint-Pétersbourg) : oubliés les Ronaldo, Ribéry, Henry, Toni ou autres Torres : Arshavin est bien le meilleur joueur de l’Euro après avoir éclaté à la face de l’Europe avec le Zenit Saint-Pétersbourg, vainqueur de la Coupe de l’UEFA. Suspendu pour les deux premiers matches du tournoi en raison d’une exclusion lors des qualifications contre l’Andorre, le joyau russe a totalement transformé son équipe, devenue un véritable rouleau compresseur sous sa conduite. Dribbleur, passeur et buteur (2 buts en deux rencontres), Arshavin est vraiment un grand et ne devrait pas rester très longtemps dans l’anonymat du championnat russe.
Roman Pavlyuchenko (attaquant, 26 ans, 21 sélections, Spartak Moscou) : l’avant-centre par excellence, pas forcément le plus spectaculaire de sa corporation, mais capable de sentir les coups comme personne. Son but contre les Pays-Bas, sur une magnifique passe de Semak, est un modèle du genre, Pavlyuchenko surgissant entre Ooijer et Mathijsen pour tromper le malheureux Van Der Saar, abandonné par sa défense. Déjà trois réalisations pour ce joueur, initialement remplaçant, mais projeté en première ligne après le forfait sur blessure de Pogrebniak, le titulaire habituel.
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Denis Kolodin (défenseur central, 26 ans, 16 sélections, Dynamo Moscou) : son premier tour avait été catastrophique avec notamment une humiliation subie face à l’Espagne (4-1). Contre les Pays-Bas, il a tout simplement crevé l’écran. Même si son association dans l’axe avec Ignashevich n’offre pas toutes les garanties, Kolodin dégage une belle maturité alors qu’il découvre le très haut niveau international. Gros frappeur, il a expédié deux missiles de plus de 40 mètres, l’un détourné du bout des doigts par Van Der Saar, l’autre...