IN THE VALLEY OF ELAH
Paul Haggis
Il y a trois ans, Paul Haggis recevait l’Oscar du meilleur film pour Crash. Le réalisateur d’origine canadienne passe donc une deuxième fois derrière la caméra. Mais il est difficile l’exercice du deuxième film, surtout après un Oscar. Et le problème c’est qu’on sent que Haggis joue avec ça. Non pas qu’il se laisse aller, mais au contraire, il cherche à nous en mettre plein la vue avec ce brûlot citoyen qui veut éveiller les consciences. Haggis nous raconte l’histoire d’un jeune Américain qui, revenant d’Irak en soldat méritant, disparaît mystérieusement. Son père ne tolère pas l’idée que son fils soit classé déserteur par l’armée américaine. Accompagné de sa femme et d’une détective, il cherche à savoir ce qui s’est réellement passé depuis le départ de son fils. La musique trop chargée et surtout trop présente, les clichés sur l’honneur d’une famille et sur les méfaits de la guerre alourdissent ce film qui aurait pu être excellent. Il se laisse néanmoins voir en DVD.
RAMBO
Sylvester Stallone
Yihaa, le nouveau Stallone est arrivé?! Bon, après avoir ressuscité Rocky l’année dernière dans un sixième volet, franchement raté, Stallone a décidé de remettre le volet avec un quatrième épisode de la saga des Rambo?! Et cette fois aussi, il est passé également derrière la caméra. Le problème, c’est qu’à part la boucherie visuelle, le sang qui gicle de partout et les dialogues assez «?bourrins?», il n’y a pas grand-chose dans Rambo. Toute cette violence qui par le passé se justifiait pour expliquer l’animalité des hommes ne sert aujourd’hui pas son propos. Tout est gratuit. Le spectacle en devient idiot et on sort fatigué d’un tel film. Rien de mélancolique comme dans le premier opus, ni de vraiment intelligent. Le seul point qu’on peut relever et qui est à l’honneur du réalisateur/acteur c’est d’avoir parlé d’un conflit réel (le génocide des Karens par les Birmans). Point barre.
THE KITE RUNNER
Marc Forster
Quand Hollywood s’attaque à un best-seller de librairie, même s’il est d’origine afghane, cela deviendra presque automatiquement un pur produit hollywoodien. The Kite Runner (Le cerf-volant – rien à voir avec le film éponyme d’origine libanaise) raconte l’histoire d’un homme qui revient sur sa terre natale, 30 ans après l’exil forcé qu’il a subi avec sa famille. Dommage que les clichés occidentaux soient trop présents et que le film se termine avec un happy-end attendu, et qui répond aux contraintes hollywoodiennes. Parce que l’histoire est belle. L’histoire de cet homme qui vit aux États-Unis et qui repart vers l’Afghanistan de son enfance, suite au coup de fil d’un vieil ami de son père. Il y a beaucoup de stéréotypes, certes, mais le film se laisse aisément se regarder en DVD.
Il y a trois ans, Paul Haggis recevait l’Oscar du meilleur film pour Crash. Le réalisateur d’origine canadienne passe donc une deuxième fois derrière la caméra. Mais il est difficile l’exercice du deuxième film, surtout après un Oscar. Et le problème c’est qu’on sent que Haggis joue avec ça. Non pas qu’il se laisse aller, mais au contraire, il cherche à nous en mettre plein la vue avec ce brûlot citoyen qui veut éveiller les consciences. Haggis nous raconte l’histoire d’un jeune Américain qui, revenant d’Irak en soldat méritant, disparaît mystérieusement. Son père ne tolère pas l’idée que son fils soit classé déserteur par l’armée américaine. Accompagné de sa femme et d’une détective, il cherche à savoir ce qui s’est réellement passé depuis le...
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