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La furia russe face à la maîtrise suédoise

Les Russes, dans l’obligation de s’imposer pour atteindre les quarts de finale de l’Euro, compteront sur leur jeu offensif pour venir à bout de la maîtrise et de l’expérience d’une équipe suédoise à qui un match nul suffit, ce soir à Innsbruck (gr. D). La Russie a l’occasion de se qualifier pour la phase de matches à élimination directe d’un grand tournoi international pour la première fois depuis l’éclatement de l’ex-Union soviétique et la défaite de l’URSS en finale de l’Euro 1988. Une telle réussite, moins de deux mois après la victoire du Zenit Saint-Pétersbourg en finale de la Coupe de l’UEFA, serait commentée comme le réveil d’un géant endormi. Les Suédois sont, à l’inverse, des habitués du genre: depuis que Lars Lagerbeck est devenu sélectionneur en 1998, conjointement avec Tommy Soderberg puis seul, ils ont participé à toutes les phases finales de Mondial et, une seule fois (Euro 2000), ils ont échoué à sortir de leur poule. S’ils veulent franchir l’obstacle, les Russes devront éviter de répéter les erreurs défensives qui leur ont coûté une déroute inaugurale face à l’Espagne (1-4), avant de se reprendre contre la Grèce (1-0). Zlatan incertain, Arshavin revient Si elle est éminemment prévisible – ennuyeuse disent ses détracteurs –, l’équipe de Lagerbeck, parfaitement organisée, n’est pas dépourvue d’arguments offensifs. Surtout si Zlatan Ibrahimovic, qui suit un programme d’entraînement spécifique, est en mesure de tenir sa place. Avant de sortir à la pause contre l’Espagne en raison d’une douleur persistante à un genou, l’attaquant a inscrit deux buts pour son équipe en autant de matches. S’il jouait, il serait de nouveau associé au vétéran Henrik Larsson dans une équipe qui ressemblera sans doute beaucoup à celle battue sur le fil par l’Espagne (2-1), samedi. Les Russes enregistrent le retour de suspension de leur maître à jouer Andrei Arshavin, même si leur sélectionneur néerlandais, Guus Hiddink, a laissé planer le doute quant à sa titularisation. Avec Arshavin à la manoeuvre et le très mobile Roman Pavlyuchenko en pointe, les lourds défenseurs centraux suédois Olof Mellberg et Petter Hansson pourraient avoir du souci à se faire. Mais si leur jeu est souvent séduisant, il faudra que les Russes, en particulier Pavlyuchenko, se montrent moins dispendieux. Contre la Grèce, il leur avait fallu un grand nombre d’occasions pour marquer une fois. Leur excellent arrière latéral Yuri Zhirkov, pourvoyeur d’excellents centres, reste incertain, tout comme le milieu Diniyar Bilyaletdinov. Leur absence affaiblirait sensiblement le côté gauche, qui a été jusqu’à présent un point fort des Russes.
Les Russes, dans l’obligation de s’imposer pour atteindre les quarts de finale de l’Euro, compteront sur leur jeu offensif pour venir à bout de la maîtrise et de l’expérience d’une équipe suédoise à qui un match nul suffit, ce soir à Innsbruck (gr. D).
La Russie a l’occasion de se qualifier pour la phase de matches à élimination directe d’un grand tournoi international pour la première fois depuis l’éclatement de l’ex-Union soviétique et la défaite de l’URSS en finale de l’Euro 1988.
Une telle réussite, moins de deux mois après la victoire du Zenit Saint-Pétersbourg en finale de la Coupe de l’UEFA, serait commentée comme le réveil d’un géant endormi.
Les Suédois sont, à l’inverse, des habitués du genre: depuis que Lars Lagerbeck est devenu sélectionneur en 1998, conjointement avec...