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MY BLUEBERRY NIGHTS Wong Kar-wai Wong Kar-wai, le réalisateur du sublime In the Mood for Love (2000), était attendu au tournant après le controversé et pourtant exceptionnel 2 046. Deux ans après ce conte futuriste et sensuel, le metteur en scène, originaire de Shanghai, sort son premier film en anglais, avec en tête d’affiche une vedette non actrice?: la chanteuse Norah Jones. Comme d’habitude, Wong Kar-wai signe un film où la mélancolie nous accompagne du début à la fin, et où l’amour et la sensualité sont de rigueur. Si My Blueberry Nights est très imprégné par la technique américaine, il n’en reste pas moins un très beau film sur ces instants où la vie est à la croisée des chemins. Norah Jones réussit haut la main ce premier essai, appuyée par deux acteurs très bien choisis, Jude Law (toujours aussi exquis) et Nathalie Portman, au meilleur de sa forme. Chacun de ces personnages est porté par un morceau de musique d’Otis Redding ou de Cat Power, entre autres. À voir avec plaisir, rien que pour la scène du baiser entre Law et Jones. THE HEARTBREAK KID Peter Farrelly, Bobby Farrelly Les frères Farrelly sont en forme et ils tenaient à nous le faire savoir. Après leurs derniers films, plus sages qu’auparavant, les réalisateurs de l’irrésistible There’s Something About Mary reviennent à leur style le plus génial?: la comédie déjantée, débile et scato. À côté de certaines scènes de Heartbreak Kid, le sperme en gel de Cameron Diaz paraît très conventionnel. Le film est terriblement drôle et la cadence effrénée des gags nous laisse sur les rotules une fois le générique arrivé. C’est l’histoire d’Eddie (campé par un Ben Stiller comme on l’adore), 40 ans et qui, après une rupture difficile, peine à retrouver l’amour. Un jour, il tombe sur Lila dont il pense que c’est la perle rare. Quelques semaines après leur rencontre, les deux tourtereaux décident de convoler. Sauf que Lila n’est pas aussi «?parfaite?» que ça et que Miranda fait irruption dans la vie du jeune homme. Un grand moment de bonheur?! THINGS WE LOST IN THE FIRE Susanne Bier La réalisatrice danoise Susanne Bier (Brothers et After the Wedding) a décidé, comme beaucoup de ses confrères, de traverser l’Atlantique pour tenter sa chance à Hollywood. Résultat, un drame familial sur la difficulté de faire son deuil et le nouveau départ. Pour un premier essai outre-Atlantique, Susanne Bier a eu de la chance. Elle s’est retrouvée avec un casting de haut niveau?: Halle Berry, enfin de retour après quelques errances cinématographiques, David Duchovny, qui explose dans Californication, et Benici del Toro, fraîchement palmé à Cannes. Si la réalisatrice se laisse un peu prendre, dans quelques scènes, au jeu du «?tire-larme?», elle réussit tout de même à nous captiver avec son histoire, l’histoire de Audrey. Audrey qui vient de perdre son mari à la suite d’un acte de violence gratuit. Accrochée au souvenir de son mari, elle se rapproche de l’ami de son défunt époux, Jerry, un accro paumé qu’elle détestait, mais qui reste son ultime lien avec Brian. Un bon moment en DVD…
MY BLUEBERRY NIGHTS
Wong Kar-wai

Wong Kar-wai, le réalisateur du sublime In the Mood for Love (2000), était attendu au tournant après le controversé et pourtant exceptionnel 2 046. Deux ans après ce conte futuriste et sensuel, le metteur en scène, originaire de Shanghai, sort son premier film en anglais, avec en tête d’affiche une vedette non actrice?: la chanteuse Norah Jones. Comme d’habitude, Wong Kar-wai signe un film où la mélancolie nous accompagne du début à la fin, et où l’amour et la sensualité sont de rigueur. Si My Blueberry Nights est très imprégné par la technique américaine, il n’en reste pas moins un très beau film sur ces instants où la vie est à la croisée des chemins. Norah Jones réussit haut la main ce premier essai, appuyée par deux acteurs très bien choisis, Jude Law (toujours...