Au pied du mur, l’Italie s’est souvent tirée d’affaire parce qu’un homme a su faire basculer le match à ne pas perdre, et contre la Roumanie aujourd’hui à Zurich, Alessandro Del Piero est tout désigné pour être le sauveur après la gifle reçue face aux Pays-Bas (3-0).
Un but, une passe décisive ou un geste d’éclat qui relance l’équipe championne du monde, voilà la mission d’« Ale », le plus expérimenté des Azzurri (87 sélections, 27 buts), 33 ans, et présent lors de toutes les phases finales, Coupes du monde et championnats d’Europe, depuis 1996.
En 1970, Gianni Rivera avait marqué le 4e but de la demi-finale du Mondial remportée contre la RFA (4-3 a.p.), une rencontre restée comme le « match du siècle ». En 8e de finale du Mondial 94, l’Italie avait été menée pendant plus d’une heure par le Nigeria, mais, à la 88e minute, Roberto Baggio avait surgi pour égaliser avant de doubler la mise en prolongations (2-1 a.p.).
Et puis, il y a deux ans, les Azzurri n’auraient pas été sacrés champions du monde sans le sang-froid de Francesco Totti, qui transformait un penalty à la dernière minute d’un huitième crispant face à l’Australie (1-0).
Rivera, Baggio, Totti, autant d’exemples fameux pour Del Piero alors que pratiquement seul un succès peut assurer un avenir à l’Italie dans l’épreuve.
Pourtant, il n’est pas sûr encore que l’attaquant de la Juventus joue face aux Roumains, lui qui n’a jamais été un titulaire aux yeux de Roberto Donadoni.
Repêché
Il y quelques mois encore, il ne devait même pas être de l’Euro. Après un match raté contre la France en septembre – où, à gauche, il n’avait cependant pas joué à son poste de prédilection –, le sélectionneur ne l’avait plus appelé. Seulement, Del Piero a ensuite réalisé une de ses meilleures saisons, terminant meilleur buteur (21 buts), performance qui lui a valu d’être repêché.
Aujourd’hui, face à l’urgence de la situation – l’Italie n’avait plus été « fessée » de la sorte depuis 1983 –, le sélectionneur a plutôt intérêt à faire confiance au capitaine de la Juve.
Si son histoire avec la Nazionale reste tortueuse depuis ses débuts en 1995, entre titularisations et séjours plus ou moins longs sur le banc, il possède l’expérience et le talent pour faire la différence et forcer le verrou de la Roumanie.
Pour Donadoni cependant, aligner Del Piero n’est pas une chose facile à faire car sa titularisation le conduit à casser le système qu’il a privilégié jusque-là avec un seul attaquant de pointe (Toni). Avec Del Piero au coup d’envoi, c’est probablement Di Natale, pourtant une des rares satisfactions du premier match, qui prendrait place sur le banc.
En tout cas, hier matin la presse italienne avait pris fait et cause pour Del Piero, à l’image de La Gazzetta dello Sport qui étalait sa photo en une, tandis que la Stampa, le grand quotidien turinois, affirmait qu’il est « l’élu du peuple ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Au pied du mur, l’Italie s’est souvent tirée d’affaire parce qu’un homme a su faire basculer le match à ne pas perdre, et contre la Roumanie aujourd’hui à Zurich, Alessandro Del Piero est tout désigné pour être le sauveur après la gifle reçue face aux Pays-Bas (3-0).
Un but, une passe décisive ou un geste d’éclat qui relance l’équipe championne du monde, voilà la mission d’« Ale », le plus expérimenté des Azzurri (87 sélections, 27 buts), 33 ans, et présent lors de toutes les phases finales, Coupes du monde et championnats d’Europe, depuis 1996.
En 1970, Gianni Rivera avait marqué le 4e but de la demi-finale du Mondial remportée contre la RFA (4-3 a.p.), une rencontre restée comme le « match du siècle ». En 8e de finale du Mondial 94, l’Italie avait été menée pendant plus d’une heure...