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La France compte rectifier le tir face aux Pays-Bas

La France entend rectifier le tir contre les Pays-Bas ce soir, après sa mise en route laborieuse face à la Roumanie, en se persuadant que tout reste possible dans la course aux quarts de finale de l’Euro. Français et Néerlandais ne pouvaient pas offrir contraste plus saisissant que lors de leur entrée en lice dans le groupe C, lundi. Les Pays-Bas ont humilié l’Italie championne du monde 3-0 avec une mécanique offensive parfaitement huilée. Avec un seul tir cadré en 90 minutes, la machine française était en revanche grippée et s’est montrée incapable de la moindre accélération face à la Roumanie (0-0). « Pour le moment, on a cette base (défensive), les Hollandais ont l’inverse, une base offensive exceptionnelle. Ça peut être un match ouvert, que j’ai envie de voir, je suis pressé », a relativisé Raymond Domenech, qui égalera vendredi le nombre de matches à la tête de l’équipe de France dirigés par Aimé Jacquet et Roger Lemerre (53), loin du record de Michel Hidalgo (75). Contre la Roumanie, les Bleus étaient privés de deux rouages essentiels : leur capitaine Patrick Vieira au milieu de terrain et leur meilleur buteur Thierry Henry. Si des doutes planent encore sur la participation du premier, blessé à la cuisse gauche le 30 mai, le retour du second à la pointe de l’attaque française paraît acquis. « Il est opérationnel, il s’est entraîné hier, a dit Domenech jeudi. Il y a 23 joueurs aptes à faire le début du match ou un bout de match. » Au-delà des hommes, Domenech n’exclut pas de modifier son système, avec un retour à la formule à un seul attaquant si efficace lors de la Coupe du monde 2006. Il prône surtout un état d’esprit différent, plus conquérant et libéré. « Je ne suis pas coincé sur une idée. C’est le profil des joueurs qui rendent des formules plus intéressantes. Ma préférence, c’est de gagner les matches », a-t-il dit. Rester calme L’incertitude sur l’avenir des Bleus avant ce second match périlleux contre les Pays-Bas ne trouble pas la sérénité apparente du sélectionneur. « Le danger et la crainte sont toujours un moteur. Trop de sérénité, de tranquillité nuit à la performance car la motivation se nourrit d’un brin d’angoisse. Mais ça, on l’a depuis six mois, depuis le tirage au sort, a-t-il poursuivi. Ce n’est pas un groupe où on va se balader, on va galérer. » Les Pays-Bas, quant à eux, s’efforcent de ne pas verser dans l’euphorie. « Nous n’avons encore rien gagné, a rappelé Wesley Sneijder, auteur d’un but splendide contre l’Italie. Notre objectif reste d’atteindre et de gagner la finale, et nous devons rester calmes. » Marco Van Basten a tout de même jugé son équipe dans une posture « confortable » après son entrée en matière réussie et il n’envisage aucunement de la chambouler. Français et Néerlandais auront l’avantage ce soir de connaître le résultat de l’autre match du groupe, entre l’Italie et la Roumanie, au moment de pénétrer sur la pelouse du Stade de Suisse à Berne. « Il y a un match à 18h00 (heure locale) qui peut avoir une incidence pour les Hollandais et pour nous. On sera lié à ce résultat d’une manière ou d’une autre, mais l’idée de base, c’est faisons d’abord notre match, a prévenu Domenech, conscient que le dernier match de poule entre la France et l’Italie pourrait condamner l’une des deux équipes. Si on doit calculer, les Italiens comptent mieux que nous. »
La France entend rectifier le tir contre les Pays-Bas ce soir, après sa mise en route laborieuse face à la Roumanie, en se persuadant que tout reste possible dans la course aux quarts de finale de l’Euro.
Français et Néerlandais ne pouvaient pas offrir contraste plus saisissant que lors de leur entrée en lice dans le groupe C, lundi.
Les Pays-Bas ont humilié l’Italie championne du monde 3-0 avec une mécanique offensive parfaitement huilée. Avec un seul tir cadré en 90 minutes, la machine française était en revanche grippée et s’est montrée incapable de la moindre accélération face à la Roumanie (0-0).
« Pour le moment, on a cette base (défensive), les Hollandais ont l’inverse, une base offensive exceptionnelle. Ça peut être un match ouvert, que j’ai envie de voir, je suis pressé », a relativisé...