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France-Roumanie : une question de statut

Le premier match de la France à l’Euro 2008 contre la Roumanie, ce soir à Zurich, se résume à une question de statut entre des Bleus qui doivent assumer leur rôle de favoris, même sans Vieira, et des Roumains vexés par leur étiquette d’outsider de ce « groupe de la mort » (gr. C). Aujourd’hui, 12 des 16 sélectionneurs engagés à l’Euro voient la France aller au bout, dans le sillage de ses nouvelles stars, Ribéry et Benzema. La réalité est bien sûre plus complexe. Il n’y a qu’à constater le petit décalage entre le Gallas confiant du stage de Tignes le 25 mai – « Cette équipe de France, je la sens bien, on est content d’être ensemble » – et celui du 3 juin, après le dernier match de préparation : « Il faudrait plus de communication sur le plan défensif, et aussi que tout le groupe défende ensemble. » Aujourd’hui, les Bleus doivent prouver que leur vécu, cultivé autour d’« on vit ensemble, on meurt ensemble » depuis le Mondial 2006, et leur organisation à tiroirs (4-4-2 à plat, milieu en losange, 4-2-3-1) peuvent leur permettre d’aller jusqu’à Vienne, le 29 juin. En dehors du statut, il sera aussi question d’absences, attendues ou impromptues. Les doubles champions d’Europe (1984, 2000) abordent ce tournoi sans Zidane, le « magnifique » du Mondial 1998, le « maudit » du Mondial 2006. La vie sans « Zizou » s’est écrite en douceur depuis le 16 août 2006 en Bosnie (succès 2-1 en amical), première étape avant les qualifications à l’Euro. L’angoisse Vieira Il n’y a donc pas de peur du vide liée à Zidane, mais l’angoisse est là avec Vieira. Le mur porteur des Bleus se remet d’une déchirure à la cuisse gauche. Ce qui rappelle une autre cuisse, celle de « Zizou » en 2002, l’année du fiasco en Corée du Sud, avec une élimination du Mondial au premier tour sans avoir marqué un but. Vieira est d’ores et déjà forfait contre la Roumanie. L’encadrement des Bleus se donne jusqu’au matin de ce match pour décider s’il garde ou non « Pat » (105 sélections) pour la suite dans ce « groupe de la mort », complété par l’Italie et les Pays-Bas. Le joueur de l’Inter Milan a repris l’entraînement depuis jeudi en Suisse. Mais Raymond Domenech a été clair : il ne prendra « le Long » que si ce dernier est à 100 % de ses moyens. Flamini a été rappelé en renfort en tant que 24e homme, en cas de forfait définitif du capitaine. Lundi, en tout cas, c’est Toulalan, 24 ans et 13 sélections, qui épaulera Makelele. Toulalan est un joueur d’avenir, mais n’a pas encore le rayonnement de « Pat », « LE » récupérateur-perforateur. Au cas Vieira s’est greffé récemment celui d’Henry, ménagé depuis trois entraînements pour des « coups reçus ». Domenech devra-t-il aligner un duo Anelka-Benzema si « Titi », recordman des buts en Bleu (44 buts), était encore ménagé hier soir ? D’autres questions attendent leurs réponses aujourd’hui. Thuram et Sagnol ont-ils assez de matches dans les jambes après des saisons tronquées ? Abidal reste-t-il le choix numéro un à gauche en dépit de la concurrence d’Evra ?
Le premier match de la France à l’Euro 2008 contre la Roumanie, ce soir à Zurich, se résume à une question de statut entre des Bleus qui doivent assumer leur rôle de favoris, même sans Vieira, et des Roumains vexés par leur étiquette d’outsider de ce « groupe de la mort » (gr. C).
Aujourd’hui, 12 des 16 sélectionneurs engagés à l’Euro voient la France aller au bout, dans le sillage de ses nouvelles stars, Ribéry et Benzema. La réalité est bien sûre plus complexe.
Il n’y a qu’à constater le petit décalage entre le Gallas confiant du stage de Tignes le 25 mai – « Cette équipe de France, je la sens bien, on est content d’être ensemble » – et celui du 3 juin, après le dernier match de préparation : « Il faudrait plus de communication sur le plan défensif, et aussi que tout le groupe...