L’Autriche et la Suisse sont mobilisées avec un dispositif d’envergure, comprenant militaires, policiers nationaux et étrangers ainsi que des contrôles renforcés aux frontières pour assurer la sécurité de l’Euro 2008.
Bien que novices dans l’organisation de manifestations sportives de grande ampleur, l’Autriche et la Suisse s’appuient sur un concept de sécurité éprouvé lors de précédentes compétitions et basé sur la prévention des risques.
Pour cela, les deux pays ont demandé des renforts aux pays dont les équipes participent au tournoi pour assister les 30 000 policiers et militaires autrichiens et leurs 31 200 homologues suisses.
Quelque 3 000 hommes, dont 1 700 Allemands et 750 Français, sont déployés, principalement aux abords des stades et des gares, pour prévenir d’éventuels débordements.
Les polices appliqueront la règle d’or de l’Euro 2004 au Portugal et du Mondial 2006 en Allemagne : « Dialogue, désescalade, intervention ».
Centres de rétention
En Suisse, c’est le match entre le Portugal et la Turquie, à Genève samedi (19h45), qui préoccupe les forces de sécurité.
De manière préventive, la Suisse a signifié par courrier à 300 de ses hooligans potentiels que toute participation à des violences entraînerait des sanctions, notamment des interdictions de stade.
Des centres de rétention provisoire pour les éventuels fauteurs de troubles ont été prévus dans les cités hôtes suisses et autrichiennes.
La ville de Zurich utilisera également des drones munis de caméras pour détecter les incidents depuis les airs.
Accueillant plusieurs matches à risques pendant le tournoi, la ville autrichienne de Klagenfurt mettra en place demain un dispositif renforcé pour la rencontre Allemagne-Pologne (19h45).
La capitale de la Carinthie (Sud) devrait voir sa population passer de 90 000 à 180 000 âmes durant le week-end, dont 25 000 Allemands et 20 000 Polonais, selon les estimations de l’UEFA.
Pour encadrer cette foule, « il y aura 2 000 policiers à Klagenfurt, plus des renforts allemands et polonais, environ 300 hommes. 2 000 agents de sécurité sont également mobilisables », a précisé le délégué euro de Klagenfurt, Carlos Fernandez de Retana.
À Vienne, où résident 100 000 Croates, se déroulera la rencontre Autriche-Croatie : 1 800 policiers seront en alerte.
Environ 750 militaires compléteront le dispositif autrichien avec pour tâche notamment de surveiller l’espace aérien – les villes hôtes seront interdites de survol par les avions privés les soirs de match – et de parer aux risques atomiques, biologiques et chimiques (ABC).
Aucune menace terroriste concrète
Contrairement à l’Allemagne lors du Mondial 2006, l’Autriche a prévu la possibilité d’abattre un avion civil qui serait détourné pour commettre un attentat terroriste du type de ceux du 11 septembre 2001.
« Aucune menace concrète d’attaque terroriste n’a été détectée », a rassuré le ministre autrichien de l’Intérieur, Günther Platter.
Par précaution et pour maîtriser les flux de plusieurs centaines de milliers de supporteurs étrangers, les deux pays ont renforcé les contrôles aux frontières. L’Autriche a même suspendu l’application des accords de Schengen portant sur la libre circulation des biens et des personnes pour la durée du tournoi.
Fortes de la coopération des polices européennes pour empêcher les supporteurs violents de se rendre à l’Euro 2008, l’Autriche et la Suisse s’estiment prêtes pour la fête du football.
Le cas échéant, jusqu’à 6 000 policiers pourront être mobilisés pour les matches sensibles, ainsi qu’un millier d’agents de sécurité de l’UEFA. La fédération européenne s’appuie au total sur 6 900 agents pour assurer la sécurité des stades, des terrains d’entraînement et des lieux de résidence des équipes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Autriche et la Suisse sont mobilisées avec un dispositif d’envergure, comprenant militaires, policiers nationaux et étrangers ainsi que des contrôles renforcés aux frontières pour assurer la sécurité de l’Euro 2008.
Bien que novices dans l’organisation de manifestations sportives de grande ampleur, l’Autriche et la Suisse s’appuient sur un concept de sécurité éprouvé lors de précédentes compétitions et basé sur la prévention des risques.
Pour cela, les deux pays ont demandé des renforts aux pays dont les équipes participent au tournoi pour assister les 30 000 policiers et militaires autrichiens et leurs 31 200 homologues suisses.
Quelque 3 000 hommes, dont 1 700 Allemands et 750 Français, sont déployés, principalement aux abords des stades et des gares, pour prévenir d’éventuels...