Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

Absence de planification Ne voilà-t-il pas que l’on se modernise. À coups de parcmètres. Et avec mode d’emploi, SVP. C’est très bien, tout ça. Sauf que du coup, les chaussées sont désertées: les temps sont durs, et chaque livre libanaise compte. Deux heures à deux mille livres, donc une journée de huit heures passées au travail reviendrait à huit mille livres. Parquer la voiture dans un parking, si on en trouve un et si celui-ci n’est pas comble, pourrait faire l’affaire, mais là aussi, les prix deviennent prohibitifs. De plus, le prix de l’essence continue de grimper. Ce serait bien le moment de passer enfin aux transports publics. Mais voilà: il sont complètement inefficaces. Pas d’abribus, et évidemment pas de trajets ou d’horaires affichés. On ne sait vraiment pas comment ça marche, ce truc. S’il y a un problème de ponctualité, peut-être faudrait-il augmenter les arrêts et du coup les nombres de bus? En tout cas, comme d’habitude, il y a une absence totale de planification de la part de la municipalité. C’est très bien de vouloir se faire des rentrées, mais on aurait pu procéder par étapes: d’abord l’amélioration des transports en commun puis les parcmètres. Il faudrait de nouveaux bus et des abribus; aménager des couloirs pour les vélos. Pourquoi pas le vélib, initiative qui a connu un franc succès à Paris? Et je suis sûre que l’on peut trouver de quoi financer ce projet quand on voit le gaspillage des deniers publics avec des travaux d’infrastructure toujours recommencés. Dana DAHDAH Mea culpa... Le Liban ne peut oublier les mérites des initiatives de bonne volonté, qui, par une «?inspiration » divine, l’ont réveillé d’un cauchemar sans fin. Et vous, chers leaders, vous avez bien fait d’échanger embrassades et accolades, mais nous souhaitons qu’elles n’aient pas été parrainées par Judas. L’essentiel, c’est, en votre for intérieur, de tirer les leçons de vos erreurs et irresponsabilités. Au lieu de vous chamailler pour un poste, ayez le courage de faire votre mea culpa devant nos jeunes, victimes de vos langues venimeuses. Le destin d’un peuple se discute d’une manière digne et civilisée. Nous espérons l’indissolubilité de ce «?mariage », qui a bénéficié de témoins, arabes et internationaux, et nous espérons aussi récupérer le vrai visage du Liban en le dépouillant de celui de «?ferme », «?société anonyme?» et «?héritiers politiques?». Georgette MEDAWAR Une mesure urgente Je m’adresse aujourd’hui à tous nos amis hors frontières, Italiens, Français, Européens, Américains ou Arabes. Il est de première urgence d’exiger la restitution des fermes de Chebaa aux Libanais et de placer des forces de l’ONU sur ce territoire qui retrouverait ainsi son autonomie et les couleurs nationales. Une fois ce territoire restitué, le parti de Dieu n’aurait plus aucune raison de garder ses armes, qui seront restituées à l’armée libanaise, et le Liban pourrait espérer des jours meilleurs. Si le discours du sayyed est sincère, cela devra se faire dans les règles, à moins que nous assistions, comme d’habitude, à une partie de «?poker menteur » où chacun nie des faits qui ont fait pendant des années sa raison de survie. Ainsi, nous dit l’un, le Parlement n’a jamais été fermé aux députés qui n’avaient, pour y entrer, qu’à retrouver la clef sous le paillasson. Un autre affirme, la main sur le cœur, qu’il n’a jamais désiré la présidence qui lui a été offerte plusieurs fois sur un plateau d’argent, alors que lui et ses pairs en avaient fait une condition essentielle de la reprise du dialogue, etc. Ainsi va la vie et chacun y va de son petit ou gros mensonge. Une fois que le dernier des grands baratineurs aura abattu ses cartes, il restera au général président à servir en conséquence et à redonner à notre pays sa stabilité et sa chance de vivre enfin une vie normale. C’est dans un Liban uni, ouvert à tous, que nous pourrons continuer à vivre et assurer à nos enfants des lendemains heureux. Raymond NAHAS
Absence de planification


Ne voilà-t-il pas que l’on se modernise. À coups de parcmètres. Et avec mode d’emploi, SVP. C’est très bien, tout ça. Sauf que du coup, les chaussées sont désertées: les temps sont durs, et chaque livre libanaise compte. Deux heures à deux mille livres, donc une journée de huit heures passées au travail reviendrait à huit mille livres. Parquer la voiture dans un parking, si on en trouve un et si celui-ci n’est pas comble, pourrait faire l’affaire, mais là aussi, les prix deviennent prohibitifs. De plus, le prix de l’essence continue de grimper. Ce serait bien le moment de passer enfin aux transports publics. Mais voilà: il sont complètement inefficaces. Pas d’abribus, et évidemment pas de trajets ou d’horaires affichés. On ne sait vraiment pas comment ça marche, ce truc....