L’ancien entraîneur de Lens Jean-Pierre Papin, limogé après la relégation du club en Ligue 2, déclare dans un entretien publié hier dans L’Équipe avoir « du mal à digérer » son éviction et se « mordre les doigts » d’avoir accepté de travailler en binôme avec Daniel Leclercq.
« Aujourd’hui, je me mords les doigts d’avoir accepté de travailler avec Daniel Leclercq », nommé directeur technique du club en janvier, déclare Papin, que le président lensois Gervais Martel appelle, dans un communiqué publié ultérieurement, à « assumer individuellement les bonnes et les moins bonnes choses ».
« Je regrette à un point que vous n’imaginez pas », poursuit l’ancien attaquant de l’équipe de France.
« À l’époque, j’ai dit oui à beaucoup de choses pour sauver le club », poursuit Jean-Pierre Papin. « Je ne faisais pas l’équipe, je n’étais pas l’entraîneur, je disais seulement deux mots à la causerie. Un jour où je faisais travailler les attaquants devant le but, je me suis fait reprendre de volée devant tout le monde. Le prix du respect, je l’ai payé un peu trop cher », ajoute-t-il.
« Nous étions deux et un seul a été mis dehors : moi », conclut JPP, qui avoue avoir « du mal à digérer » son éviction.
Pas seul responsable
Celui qui se disait « ravi de pouvoir travailler avec Daniel » Leclercq au moment de sa nomination en janvier, alors que le club était premier relégable de L1, reconnaît dans L’Équipe avoir alors effectivement « demandé une aide » : « J’avais demandé (au président de Lens) Gervais Martel de prendre Jacques Santini, mais il est allé chercher Leclercq en lui donnant les pleins pouvoirs. »
« De Jacques (Santini), j’aurais reçu beaucoup plus », pense-t-il.
« Je donnais mon avis, mais c’est Daniel Leclercq qui tranchait. À Lille (1-2, 37e journée), quand j’ai vu que Rémy était avant-centre et Maoulida sur le banc, j’ai pensé : c’est pas possible, on n’a pas le droit de faire ça », poursuit l’ancien attaquant de l’Olympique de Marseille.
À la mi-temps du match, Rémy avait d’ailleurs été repositionné à droite, sa place habituelle, et Maoulida était entré en jeu.
« Si j’étais le seul responsable de la descente en Ligue 2, je me sentirais très, très mal. Mais ce n’est pas le cas », conclut-il.
« La descente en Ligue 2 est une responsabilité collective, à tous les niveaux sportifs », souligne de son côté Gervais Martel, qui rappelle les résultats « catastrophiques » de l’équipe avec le seul Papin à sa tête.
« Je comprends l’amertume de Jean Pierre Papin, mais je ne pensais pas qu’il se serait dédouané de la sorte. Le métier d’entraîneur est compliqué ; il trouve sa force et sa réussite dans un travail d’équipe, et dans le fait d’assumer individuellement les bonnes et les moins bonnes choses », conclut-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’ancien entraîneur de Lens Jean-Pierre Papin, limogé après la relégation du club en Ligue 2, déclare dans un entretien publié hier dans L’Équipe avoir « du mal à digérer » son éviction et se « mordre les doigts » d’avoir accepté de travailler en binôme avec Daniel Leclercq.
« Aujourd’hui, je me mords les doigts d’avoir accepté de travailler avec Daniel Leclercq », nommé directeur technique du club en janvier, déclare Papin, que le président lensois Gervais Martel appelle, dans un communiqué publié ultérieurement, à « assumer individuellement les bonnes et les moins bonnes choses ».
« Je regrette à un point que vous n’imaginez pas », poursuit l’ancien attaquant de l’équipe de France.
« À l’époque, j’ai dit oui à beaucoup de choses pour sauver le club », poursuit...