La force de la raison
Comment reconnaître les grands des petits ?
À travers l’histoire, les grands hommes sont ceux qui ont su et pu différencier entre le bien et le mal. Le triomphe du bien sur le mal, tel qu’il fut traduit récemment par l’action courageuse et sage du Premier ministre Fouad Siniora et de son cabinet : l’arrêt d’une seconde guerre civile au Liban et l’instauration de la présidence.
Certes, les opinions se multiplient en ce cher Liban. Bien sûr que le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas, mais la raison d’État émane de l’amalgame de celle du cœur et de la raison.
Merci à tous ceux qui ont pu démontrer au monde entier que la raison d’État est incontestablement la plus forte. Alors, les attentats à la voiture piégée et l’usage d’armes contre les Libanais font-ils état de force ou de raison ? Le droit de veto obtenu par la force fait-il état de raison ? La prise du centre-ville commercial de Beyrouth par la force est-il un acte de raison ?
Lina S. MOUKHEIBER
Demande d’information
Je suis à la recherche du début de mon histoire.
Je suis libanaise, abandonnée à la naissance et adoptée à l’âge de 4 mois, et j’aimerais tant que celle qui m’a mise au monde ou son entourage, qui reconnaîtra les seuls éléments en ma possession de ma naissance, me contacte. Il est essentiel que cette personne puisse le faire sans se sentir coupable, sans crainte de ma part.
Je suis heureuse et j’aimerais qu’elle le sache, et que je puisse savoir ce qui « entoure » cet abandon.
Je suis née le 25/08/1967. Celle qui m’a mise au monde m’a laissée à la maternité, où elle a accouché, qui m’a envoyée à la crèche Saint-Vincent d’Achrafieh début septembre, soit une semaine après ma naissance.
Comme aucun nom n’a été donné et que personne ne m’a réclamée, j’ai été adoptée par une famille chrétienne et suis arrivée en France en décembre 1967.
Comme au Liban tout le monde se connaît, n’hésitez pas à me contacter si vous pouvez me donner des informations (pas sérieux s’abstenir).
Mme Anne-Marie VAUGOUIN
amv@vaugouin.com
Talk-shows : assez !
– Assez de mettre de l’huile sur le feu avec vos questions insidieuses et vos pointes d’humour inintéressantes et nocives.
- Assez de colporter des déclarations de politiciens souvent tronquées ou inexactes. Vous empoisonnez cette récente atmosphère d’euphorie et de joie.
– Assez de recevoir des invités qui n’ont d’autre plaisir que de s’entendre parler et qui, par leurs stupides analyses, ne font que décourager d’éventuels investisseurs étrangers.
– Assez d’exacerber les passions en ressassant les incidents fratricides et les différends communautaires de la triste période passée ; laissez panser ces blessures encore fraîches.
– Assez de sous-entendre que l’accord de Doha n’est qu’une trêve de quelques mois ou de quelques trimestres.
– Assez de faire fuir les ressortissants arabes et les estivants libanais qui sont une des planches de salut de notre tourisme et de notre économie.
– Assez ! Assez ! Assez ! On vous a trop vus, « Messieurs des talk-shows » ; personne n’est dupe, mais laissez-nous travailler, laissez-nous vivre, laissez ce pauvre Liban renaître de ses cendres. C’est un avenir que vous avez entre les mains.
Walid MOUZANNAR
Les deux-roues et les autres
Depuis un certain temps, des blocages de rues, des heurts, des manifestations, des vols à l’arraché ont lieu en différents points de la capitale. Les responsables de la sécurité ont bien vu, le 7 mai, jour du début des émeutes à Beyrouth, le défilé des motards venant d’une région de la banlieue. Leur dernière trouvaille fut d’interdire jusqu’à nouvel ordre la circulation des deux-roues. Lors des derniers événements, nous avons vu des voitures transportant des émeutiers, des camions déversant des montagnes de sable, des pelleteuses bloquant ou débloquant les routes. Je voudrais demander à ces responsables de la sécurité s’ils ne devraient pas aussi interdire la circulation des voitures, des camions, des pelleteuses…
Soyons logiques : qu’ils aillent chercher le mal là où il se trouve. Ont-ils pensé aux milliers de personnes qui sont en règle et qui n’ont que leur moto comme moyen de locomotion ? Le comble, c’est que ce matin même, en me rendant en taxi à mon travail – car je suis interdit de circuler à moto – , je n’ai vu que des mobylettes sans plaque d’immatriculation et sans casque, mais conduites par des personnes en treillis.
Mario COMATY
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