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Le Portugal veut sa revanche

Quatre ans après avoir échoué en finale de « son » Euro face à la Grèce, le Portugal s’avance en Autriche et en Suisse avec un sentiment de revanche et des arguments de poids qui font de lui l’un des favoris au titre. Sur le terrain, le Portugal pourra compter sur son joyau Cristiano Ronaldo tandis qu’en salle des machines, le stratège brésilien Luiz Felipe Scolari tentera de qualifier son équipe pour une seconde finale consécutive, une performance seulement réalisée dans le passé par l’URSS (1960-64) et l’Allemagne (en 1972-76-80 avec la RFA, en 1992-96 avec l’Allemagne réunifiée). « Le Portugal n’est pas favori », prévient Scolari. « Mais nous sommes parmi les quatre, cinq ou six équipes qui peuvent lutter pour le titre. » « Pour moi, les grands favoris sont les équipes qui ont déjà participé à cinq ou six finales de Coupe du monde ou d’Euro, comme l’Italie, l’Allemagne et la France », précise-t-il, avant de fixer la finale pour objectif à ses hommes. Le Portugal reste sur des prestations très moyennes avec un nul en Finlande, 0-0, et deux défaites cette année contre l’Italie, 1-3, et la Grèce 1-2. Mais s’extirper du groupe A, dans lequel ils affronteront la Suisse, la Turquie et la République tchèque, semble largement à la portée des Portugais, qui pourraient hériter dès les quarts de finale d’un client d’un tout autre calibre (France, Italie, Pays-Bas ou Roumanie). 300 000 euros de prime en cas de victoire Scolari, qui compte sur le stage de Viseu, dans le centre du Portugal, pour régénérer ses troupes, s’appuiera sur un mélange de jeunes joueurs et d’autres plus expérimentés assez semblable à celui de l’Euro 2004. Il pourra notamment s’appuyer sur son meneur de jeu Deco, de retour à la compétition avec Barcelone le mois dernier après deux mois de purgatoire. Mais l’interrogation principale au Portugal réside dans l’état de fraîcheur de Cristiano Ronaldo, qui sort d’une saison formidable avec Manchester United, mais harassante, conclue par deux titres – championnat d’Angleterre et Ligue des champions – et un total hallucinant de 42 buts. De son aptitude à poursuivre – ou non – sur la lancée de cette incroyable saison dépendra en grande partie le sort d’une sélection qui ne manque par ailleurs pas de solutions offensives. À titre personnel, le Mancunien pourrait aussi asseoir définitivement son statut de favori numéro un pour le prochain Ballon d’or s’il réalise un grand Euro. « Je ne serai pas dans l’état dans lequel je suis aujourd’hui », a-t-il prévenu il y a quelques semaines alors que la saison s’achevait en Angleterre. « J’aurai davantage de matches dans les jambes et je serai plus fatigué. » « Mais je jouerai pour le Portugal avec passion. » Et avec en tête, comme tous ses partenaires, l’idée qu’un succès final lui rapporterait 300 000 euros de prime de la part de la Fédération portugaise, à en croire des informations parues dans la presse locale. Le prix d’un premier Euro pour le Portugal, souvent placé, jamais gagnant.
Quatre ans après avoir échoué en finale de « son » Euro face à la Grèce, le Portugal s’avance en Autriche et en Suisse avec un sentiment de revanche et des arguments de poids qui font de lui l’un des favoris au titre.
Sur le terrain, le Portugal pourra compter sur son joyau Cristiano Ronaldo tandis qu’en salle des machines, le stratège brésilien Luiz Felipe Scolari tentera de qualifier son équipe pour une seconde finale consécutive, une performance seulement réalisée dans le passé par l’URSS (1960-64) et l’Allemagne (en 1972-76-80 avec la RFA, en 1992-96 avec l’Allemagne réunifiée).
« Le Portugal n’est pas favori », prévient Scolari. « Mais nous sommes parmi les quatre, cinq ou six équipes qui peuvent lutter pour le titre. »
« Pour moi, les grands favoris sont les équipes qui ont déjà...