Rechercher
Rechercher

Actualités

la France sans Trezeguet

Raymond Domenech a dévoilé une liste de 30 noms pour préparer l’Euro 2008, au sein de laquelle se dessine déjà le noyau dur des 23 qu’il emmènera en Suisse et en Autriche entre joueurs au statut établi et un novice comme Bafetimbi Gomis, préféré à David Trezeguet. Le sélectionneur de l’équipe de France a adopté la méthode appliquée par Aimé Jacquet avant la victoire en Coupe du monde 1998, tout en s’efforçant d’en atténuer les effets psychologiques pour les sept joueurs qui apprendront leur exclusion le 28 mai lors du stage à Tignes. « La première surprise, c’est qu’il n’y en a pas », s’est permis Domenech avant d’être interpellé sur l’absence de Trezeguet. « C’est un choix d’organisation, de jeu. Je l’ai répété, David aussi, il y a quatre ou cinq attaquants axiaux, on ne peut pas multiplier les postes. À un moment, il faut effectuer des choix. Je confirme ce qui s’est passé ces deux dernières saisons », a-t-il commenté. À la place de Trezeguet, auteur de 20 buts en série A cette saison, Domenech a inclus le Stéphanois Bafetimbi Gomis dans le groupe qui partira en stage à Tignes le 24 mai pour préparer l’Euro en juin. Gomis, qui a marqué 16 buts cette saison avec les Verts, est le seul joueur avec le gardien marseillais Steve Mandanda à ne compter aucune sélection. « C’est un joueur qui a marqué quelques buts cette saison, que je suis, ça fait partie des possibilités », a dit Domenech au sujet du buteur stéphanois. Son efficacité et son opportunisme dans la surface de réparation ont beau faire merveille en Italie, Trezeguet entretient des liens compliqués avec l’équipe de France, où il a parfois exprimé son mécontentement face à son statut de remplaçant. Domenech ne l’a retenu que cinq fois depuis la Coupe du monde 2006 et le sélectionneur français a probablement voulu s’épargner un problème lors de l’annonce des sept bannis. L’incertitude autour de l’identité de ces sept joueurs devrait se limiter à quelques cas, comme entre Jean-Alain Boumsong et Philippe Méxès en défense, ou entre Alou Diarra et Mathieu Flamini au milieu. Domenech s’est engagé à leur annoncer leur non-sélection « le plus tôt possible ». La veille de l’annonce du groupe des 23, les Bleus vont disputer un match de préparation contre l’Équateur à Grenoble. Le sélectionneur français a assuré que cette rencontre ne serait pas décisive pour l’attribution des sésames pour l’Euro, pas plus que les entraînements à Tignes. Il s’est pourtant gardé de dire qu’il connaissait déjà l’identité des 23 élus. « En me souvenant de ce que me dit Aimé au sujet de 1998, on ne peut pas dire à quelqu’un qu’il n’y est pas car tout peut arriver. Mentalement, c’est bien, il y a ceux qui vont s’investir, ceux qui vont abandonner », a-t-il expliqué. Domenech craint surtout les trois finales qui arrivent cette semaine et qui concernent la moitié des 30 joueurs annoncés hier : celle de la Ligue des champions entre Chelsea et Manchester United mercredi, puis celles de la Coupe de France entre Lyon et le PSG, et de la Coupe d’Italie entre l’Inter Milan et l’AS Rome samedi. « Je vais vivre ces matches-là pas comme un spectateur, mais comme un sélectionneur en me disant “pourvu que...”. J’avoue que ça pose un problème », a déclaré Domenech en évoquant la crainte de blessures. Domenech se présente comme un prisonnier de ce calendrier, mais quitte à faire des déçus, il se dit que la méthode de la liste élargie a débouché sur la victoire en 1998. « Je sais que ce n’est pas évident, mais entre l’intérêt collectif et le problème individuel, j’ai toujours choisi le collectif, a-t-il dit. Tout le monde se souvient de 98 et des problèmes que ça a posés, mais tout le monde se souvient aussi qu’on a été champions du monde. »
Raymond Domenech a dévoilé une liste de 30 noms pour préparer l’Euro 2008, au sein de laquelle se dessine déjà le noyau dur des 23 qu’il emmènera en Suisse et en Autriche entre joueurs au statut établi et un novice comme Bafetimbi Gomis, préféré à David Trezeguet.
Le sélectionneur de l’équipe de France a adopté la méthode appliquée par Aimé Jacquet avant la victoire en Coupe du monde 1998, tout en s’efforçant d’en atténuer les effets psychologiques pour les sept joueurs qui apprendront leur exclusion le 28 mai lors du stage à Tignes.
« La première surprise, c’est qu’il n’y en a pas », s’est permis Domenech avant d’être interpellé sur l’absence de Trezeguet.
« C’est un choix d’organisation, de jeu. Je l’ai répété, David aussi, il y a quatre ou cinq attaquants axiaux, on ne...