THERE WILL BE BLOOD
Paul Thomas Anderson
Paul Thomas Anderson a, une fois de plus, été inspiré. Après Boogie Nights en 1997, puis Magnolia deux ans plus tard et, enfin, le foldingue Punch-Drunk Love il y a six ans, le voilà de retour avec There Will Be Blood. Loin du délire de ses précédents films, Anderson a signé un film dur et austère. Esthétiquement, le réalisateur qui s’est toujours déclaré héritier de Robert Atlman (à qui il avait dédié Magnolia avec Tom Cruise) s’est attaqué cette fois à un scénario assez sombre et plus dénué que d’habitude. À travers l’histoire de Daniel Plainview (rôle qui a valu à Daniel Day Lewis l’Oscar du meilleur acteur, cette année), Anderson brosse un portrait cynique du capitalisme américain. La quête du pétrole et l’ambition sans borne et sans remords d’un homme sont les images qu’Anderson a utilisées pour décrire sa vision du capitalisme et surtout des dernières guerres du Golfe. Même si le film est lourd et meurtrissant, il ne faut pas le rater.
ENCHANTED
Kevin Lima
On était à deux doigts de la parodie réussie. Mais c’est Disney qui est derrière cette autocritique. Et Disney ne pouvait pas ne pas avoir un happy end… Mis à part cela, Enchanted est un film on ne peut plus divertissant. Tous les ingrédients du conte de fées sont distillés avec un humour non feint et une loufoquerie qui raviront petits et grands. Surtout les grands. Susan Sarandon, Julie Andrews, James Marsden ou Patrick Densey s’en donnent à cœur joie. C’est que l’histoire leur donne la possibilité d’affûter leurs rôles avec talent?: la princesse Gisèle est bannie par la vilaine reine Narissa. Contrainte de quitter son monde féerique de dessin animé, elle se retrouve jetée à Manhattan. Loin de l’adage «?ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants?», Gisèle se sent bien seule. Mais c’était sans compter sur Robert, un jeune et brillant avocat. Sauf que le prince Edward débarque, suivi d’une multitude de personnages… Un film qui fait du bien.
THE GOLDEN COMPASS
Chris Weitz
Le cinéma est fait pour rêver. Et ça, les studios hollywoodiens l’ont bien compris. Pour cela, rien de mieux qu’une adaptation d’un conte pour enfants. De Lords of the Rings à Harry Potter, en passant par Narnia, le monde du 7e art n’en finit pas de puiser dans les histoires fantastiques. Le seul hic dans ce genre de démarche, c’est que parfois il est difficile de transposer à l’écran le monde merveilleux et surtout imaginaire d’un romancier. C’est le principal défaut de Golden Compass. Si l’imagerie numérique sert souvent le film afin d’illustrer le propos, elle le dessert également quand elle est utilisée n’importe comment. Toujours est-il qu’une fois oubliés ces détails techniques, le film se laisse regarder avec beaucoup de plaisir. Tant pour la présence d’acteurs comme Daniel Craig, qui a laissé son costume de 007 au vestiaire, celle de Nicole Kidman, d’Eva Green ou de Dakota Blue Richards, que pour l’histoire qui donne envie de voir les deux prochains épisodes prévus.
Paul Thomas Anderson a, une fois de plus, été inspiré. Après Boogie Nights en 1997, puis Magnolia deux ans plus tard et, enfin, le foldingue Punch-Drunk Love il y a six ans, le voilà de retour avec There Will Be Blood. Loin du délire de ses précédents films, Anderson a signé un film dur et austère. Esthétiquement, le réalisateur qui s’est toujours déclaré héritier de Robert Atlman (à qui il avait dédié Magnolia avec Tom Cruise) s’est attaqué cette fois à un scénario assez sombre et plus dénué que d’habitude. À travers l’histoire de Daniel Plainview (rôle qui a valu à Daniel Day Lewis l’Oscar du meilleur acteur, cette année), Anderson brosse un portrait cynique du capitalisme américain. La quête du pétrole et l’ambition sans borne et sans remords...
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