Il y a quelques mois, lors d’une réunion d’écrivains à Beyrouth, une jeune auteure libanaise vivant à l’étranger – avec le regard évaluatif et lucide de ceux qui retrouvent à intervalles réguliers un être ou un pays cher – avait dit « pressentir comme la fin de quelque chose ». Des mots troublants que d’irréductibles optimistes avaient balayés d’un « le Liban ne disparaîtra pas, il va juste changer ».
Des propos prémonitoires que viennent confirmer les événements récents sur le terrain. Oui, le Liban a changé. En quelques jours. En quelques nuits. La rue a tout investi. Et c’est son langage qui domine désormais.
Un langage truffé d’attaques haineuses, de menaces larvées, d’insolence et d’intolérance.
Oui, on assiste bien à « la fin de quelque chose ». La fin d’une époque, où la politique se discutait entre gens de bonne intelligence, où le déploiement de force brute et de sarcasmes n’avait pas sa place dans des émissions télévisées. Comme cela s’est vu sur le plateau de Kalam en-Nass de Marcel Ghanem, qui recevait, entre autres, le ministre Tarek Mitri et le Amid Carlos Eddé et où un journaliste dénué de la plus infime parcelle d’élégance s’est permis de railler deux figures parmi les plus respectables du sérail politique. Deux hommes qui sont – l’un par atavisme, l’autre par haute probité – la « conscience du pays ».
Deux hommes qui, en d’autres lieux, sous d’autres cieux, ont droit à toute la considération due à leur savoir, à leur droiture, à leur attitude respectueuse de soi et des autres, à leur immense culture. Sauf que, justement, dans ce nouveau Liban, c’est l’éloquence mensongère couplée aux staccatos des armes qui l’emporte désormais. Question de culture…
Zéna ZALZAL
Il y a quelques mois, lors d’une réunion d’écrivains à Beyrouth, une jeune auteure libanaise vivant à l’étranger – avec le regard évaluatif et lucide de ceux qui retrouvent à intervalles réguliers un être ou un pays cher – avait dit « pressentir comme la fin de quelque chose ». Des mots troublants que d’irréductibles optimistes avaient balayés d’un « le Liban ne disparaîtra pas, il va juste changer ».
Des propos prémonitoires que viennent confirmer les événements récents sur le terrain. Oui, le Liban a changé. En quelques jours. En quelques nuits. La rue a tout investi. Et c’est son langage qui domine désormais.
Un langage truffé d’attaques haineuses, de menaces larvées, d’insolence et d’intolérance.
Oui, on assiste bien à « la fin de quelque chose ». La fin d’une époque, où la...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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