États-Unis
Obama n’exclut pas un ticket avec Clinton
Barack Obama n’exclut pas de choisir Hillary Clinton pour la vice-présidence s’il parvient à être investi comme candidat démocrate à la présidentielle du 4 novembre aux dépens de la sénatrice de New York. L’hypothèse d’un ticket Obama-Clinton s’est renforcée après les primaires de l’Indiana et de la Caroline du Nord, qui se sont soldées mardi à l’avantage du sénateur de l’Illinois. « Elle est qualifiée pour être vice-présidente, ça ne fait aucun doute. Elle est qualifiée pour être présidente, ça ne fait aucun doute », a déclaré Obama jeudi sur NBC News. « Elle est infatigable, intelligente. Elle est capable. Et de manière si évidente qu’elle serait présélectionnée par n’importe qui comme candidate potentielle à la vice-présidence », a ajouté Barack Obama, qui s’est largement imposé en Caroline du Nord et a failli battre sa rivale dans l’Indiana. Certains démocrates estiment qu’un ticket Obama-Clinton serait une équipe redoutable contre le républicain John McCain à l’élection du 4 novembre. Selon une enquête CBS News/New York Times publiée la semaine dernière, une majorité des partisans d’Obama comme de Clinton serait favorable à ce « Dream Ticket » (« ticket de rêve »). L’entourage de Clinton se refuse à tout commentaire pour l’instant. Howard Wolfson, porte-parole de la sénatrice, a jugé mercredi la discussion prématurée, assurant qu’il n’avait jamais entendu Hillary Clinton exprimer un quelconque intérêt pour la vice-présidence.
Interpol annonce l’arrestation
d’un pédophile présumé
Interpol a annoncé l’arrestation aux États-Unis d’un homme soupçonné de pédophilie, moins de 48 heures après le lancement d’un appel à témoins international sur Internet, le deuxième de l’histoire de l’organisation. Dans un communiqué publié sur son site Internet, Interpol précise que l’homme interpellé jeudi matin est âgé de 59 ans et répond au nom de Wayne Nelson Corliss, originaire de Union City, dans le New Jersey. « Il y a deux jours, la nationalité, l’identité et le lieu de résidence de cet homme étaient totalement inconnus (...) Deux jours plus tard, que le suspect soit désormais en garde à vue est un immense succès », déclare le secrétaire général d’Interpol, Ronald K. Noble. L’organisation internationale de police, dont le siège est à Lyon, avait mis en ligne mardi six portraits de ce pédophile présumé datant des années 2000 et 2001. Selon Interpol, l’homme figure sur une centaine de clichés en train d’abuser sexuellement d’au moins trois garçons âgés de six à dix ans dans des pays d’Asie du Sud-Est. Les photos avaient été retrouvées en 2006 par la police norvégienne dans l’ordinateur d’un autre pédophile. Selon Ronald K. Noble, le site Internet d’Interpol a enregistré 250 000 visites dès les premières 24 heures de l’opération « Ident », soit dix fois plus que le trafic quotidien ordinaire. Le suspect a été arrêté jeudi matin grâce à des renseignements fournis par trois personnes vivant aux États-Unis. En octobre 2007, l’opération « Vico » avait déjà permis d’arrêter en Thaïlande un Canadien soupçonné de pédophilie.
Washington juge authentiques
des fichiers liant Chavez aux FARC
Les services de renseignements américains sont convaincus que des données informatiques saisies révélant des liens entre le président vénézuélien Hugo Chavez et les rebelles colombiens des FARC sont authentiques, a écrit hier le Wall Street Journal. Les fichiers montrent que le Venezuela a fait des propositions pour armer les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), souligne le journal qui dit se fonder sur l’analyse de plus d’une centaine de documents saisis dans l’ordinateur portable d’un chef de la guérilla rebelle abattu en mars dernier. Selon ces documents, le Venezuela apparaît également offrir aux FARC d’utiliser un port vénézuélien pour prendre livraison de cargaisons d’armements. Par ailleurs, dans un document datant du mois de novembre, le ministre vénézuélien de l’Intérieur Ramon Rodriguez Chacin demande aux FARC – considérées par Bogota et Washington comme une organisation terroriste – d’entraîner des militaires vénézuéliens aux tactiques de la guérilla, selon le journal. Pour Caracas, les documents sont des faux. « Nous ne reconnaissons la validité d’aucun de ces documents. Ce sont des faux brandis dans le but de discréditer le gouvernement vénézuélien », a encore affirmé mercredi l’ambassadeur du Venezuela aux États-Unis, Bernardo Alvarez. Selon la Colombie, les documents ont été saisis lors d’un raid sur un camp en Équateur le 1er mars au cours duquel le numéro deux du commandement des FARC Raul Reyes a été tué. La Colombie a accusé depuis lors le Venezuela et l’Équateur d’aider les FARC Toujours selon le Wall Street Journal, la Colombie a demandé à Interpol de mener une enquête sur l’authenticité des documents. Le secrétaire général d’Interpol, Ronald Noble, devrait remettre ses conclusions à Bogota dans le courant de la semaine prochaine, précise le quotidien.
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