Basta. Remember, ricordo come prima, de baba Sami Solh. Au sujet du trafic, après séjour formateur, dansant, d’une brigade ritale gantée de blanc, casquée colonial. Ou encore, le fameux la faute aux Italiens, attribué à tort et à cheikh Béchara el-Khoury.
Basta, l’assez lassé. Des péninsulaires ? Non, des insulaires du cru. L’eusses-tu cru, petit beurre, insultés, ilotés, houspillés, brimés, bousculés, mitraillés, ligotés en leur colline, en leur demeure séculaire. Résidence secondaire, désormais jusqu’à dorénavant ou tant et plus, pour de sudistes visiteurs du soir. Au matin, et ainsi de suite. D’étranges oursins incrustés dans ta sakhra à toi, ton rocher urbain, frère d’en face. Qui t’urtiquent grave, te donnent des démangeaisons à en perdre la raison.
Basta Fawka. Une flèche. En plein cœur de ce haut, de ce beau quartier Ya Salam ! (Saëb bey, où es-tu ?) d’antique cité gouailleuse d’antiquaires brocanteurs et brocardeurs. Un fief ancien que de fieffés transplantés spolient et vampirisent. Une flèche noire intruse qui court deux, trois murs léporisés. Pour indiquer une impasse (on y est) banderolisée. Aux traits portrait du capo barbudo iranisé. Avec un gros sous-titre parlant, parlant rouge bien entendu : Ya charaf al-nass, ya seif al-dunia.
Pour faire cinéma et théâtre Chouchou, la nostalgie n’est plus ce qu’elle était, d’un centre-ville également squattérisé, on trouve difficilement mieux. Ce mieux qui est l’ennemi du bien. Mal acquis profite toujours quand l’ayant droit la boucle. Parce que la loi du nombre rampant, envahissant, ainsi qu’un Ryad attaché au Solh avec les Perses l’y obligent. Autant d’ailleurs que l’absence de cette loi d’État de droit sensé, censée protéger les Karim Pakzad de passage. Et plus encore la vie, les biens ou le charaf des nass sédentaires de la capitale. À racines constantes. Nationales.
J. I.
Basta. Remember, ricordo come prima, de baba Sami Solh. Au sujet du trafic, après séjour formateur, dansant, d’une brigade ritale gantée de blanc, casquée colonial. Ou encore, le fameux la faute aux Italiens, attribué à tort et à cheikh Béchara el-Khoury.
Basta, l’assez lassé. Des péninsulaires ? Non, des insulaires du cru. L’eusses-tu cru, petit beurre, insultés, ilotés, houspillés, brimés, bousculés, mitraillés, ligotés en leur colline, en leur demeure séculaire. Résidence secondaire, désormais jusqu’à dorénavant ou tant et plus, pour de sudistes visiteurs du soir. Au matin, et ainsi de suite. D’étranges oursins incrustés dans ta sakhra à toi, ton rocher urbain, frère d’en face. Qui t’urtiquent grave, te donnent des démangeaisons à en perdre la raison.
Basta Fawka. Une flèche. En plein cœur...
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