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Actualités - Opinions

Les lecteurs ont voix au chapitre

Triste commémoration Ils étaient arméniens, cohabitant dans l’entente et le respect mutuel avec leurs concitoyens turcs. Rien ne présageait ce cauchemar qui les attendait à travers les nuages gris se profilant à l’horizon, un 24 avril 1915, une triste date pour tous les Arméniens rescapés d’une déportation en masse, transformée en un génocide, où les guettaient la torture, la faim et la mort. Ils sont tombés, victimes de leur origine, de leur entité. En 1998, la France a reconnu le terme de génocide à travers la loi adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale. Après 93 ans, le gouvernement turc tergiverse et refuse de reconnaître les faits et sa responsabilité dans ce drame qui fit plus d’un million et demi de victimes innocentes. Et c’est au nom du sang versé par la plupart de nos parents que nous, les survivants de ce drame, réclamons du gouvernement actuel turc la reconnaissance de cette grave erreur commise par leurs aïeux à notre encontre, nous, les Arméniens, qui n’aspirons qu’à vivre dans la paix et l’entente avec les peuples du monde entier. Hilda DADOURIAN Assise sur mes genoux Quand Zeina s’est assise sur mes genoux, j’ai vu de la lumière. À son contact, nos cœurs habitués à s’endurcir, soudain se sont attendris, toute résistance dissoute. En lien direct avec sa vérité, c’est-à-dire notre vérité ; un nouveau territoire s’est dessiné, comme un hymne à l’amour divin. Elle a pu attirer, sur mes genoux, des regards tendres et délicats, des sourires sincères, des paroles douces de soutien et de compréhension, une empathie généralisée. Des énergies positives se sont dégagées de la chaleur des ondes qui se propageaient. Aucune fausse note autour de cette petite. Les maladies et les manques sont une grâce, dit-on. Je comprends, à présent, par quels chemins. Une fois de plus, ceux de l’amour. Zeina est une enfant atteinte de trisomie. Une enfant qui attire l’amour et la solidarité humaine : le meilleur de soi. Elle réveille, sans le savoir, les voies enfouies de la spiritualité. Carla ARAMOUNI Fayadieh-Loueizé : danger ! La désorganisation dans nos ministères – ou ce qu’il en reste – se fait de plus en plus sentir. Malheureusement, il semble que la politique de l’autruche règne chez nos ministres. Des travaux d’aménagement et d’élargissement de l’autoroute Beyrouth-Damas avaient été entrepris il y a plus de trois ans sur le tronçon Fayadieh-Loueizé. Mais comme tout projet étatique libanais, une chose commencée ne finit jamais. Les travaux ont été suspendus (allez savoir pourquoi), l’autoroute, elle, au lieu d’être élargie, a été rétrécie vu les remblais qui ont été jetés durant les excavations. Ainsi, voilà déjà plus de trois ans que les automobilistes et surtout les autobus scolaires invoquent Dieu avant de traverser le « tronçon de la mort ». À qui est la faute ? Allez savoir… Le ministère, la municipalité, ou l’entrepreneur ? Mais c’est sûrement la faute du peuple qui croit encore au miracle. Messieurs, de grâce, combien de temps encore cette mascarade va-t-elle durer ? Quand donc viendra le jour où le gouvernement pensera aux citoyens avant de penser à lui-même ? Fouad A. SALHA
Triste commémoration

Ils étaient arméniens, cohabitant dans l’entente et le respect mutuel avec leurs concitoyens turcs. Rien ne présageait ce cauchemar qui les attendait à travers les nuages gris se profilant à l’horizon, un 24 avril 1915, une triste date pour tous les Arméniens rescapés d’une déportation en masse, transformée en un génocide, où les guettaient la torture, la faim et la mort.
Ils sont tombés, victimes de leur origine, de leur entité. En 1998, la France a reconnu le terme de génocide à travers la loi adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale. Après 93 ans, le gouvernement turc tergiverse et refuse de reconnaître les faits et sa responsabilité dans ce drame qui fit plus d’un million et demi de victimes innocentes. Et c’est au nom du sang versé par la plupart de nos parents que...