Valence, l’un des grands d’Espagne sérieusement menacé de relégation, s’est séparé lundi soir de son entraîneur Ronald Koeman, dont le bilan comptable en championnat n’était plus défendable, malgré la récente victoire en Coupe d’Espagne.
L’idée des dirigeants du Valence CF (Valencia Club de Futbol), fondé en 1919, était sans doute d’attendre la fin de la saison pour se séparer de l’entraîneur néerlandais, âgé de 45 ans, mais la débâcle à Bilbao contre l’Athletic (5-1), dimanche en championnat, a précipité les choses.
Le club, qui n’a quitté qu’une saison la 1re division (1986-87) depuis son accession à l’élite en 1931, n’a qu’une avance infime sur le premier relégable en championnat – deux points – à cinq journées de la fin.
Le gros contrat de Koeman, engagé par le président Juan Soler (parti depuis pour raisons de santé) jusqu’en 2010, devait aussi freiner le conseil d’administration du club, qui a finalement décidé de débarquer lundi soir l’ancien joueur du FC Barcelone au bout de 12 heures d’intense réunion.
Le licencier, lui et ses adjoints José Mari Bakero et Toni Bruins, va coûter, selon le journal Mundo Deportivo, la bagatelle de 10 millions d’euros nets au club, qui disposait d’un budget de quelque 140 millions d’euros pour la saison 2007-08.
Impopulaire
La Coupe d’Espagne, remportée le 16 avril à Madrid contre Getafe (3-1), n’aura donc pas sauvé Koeman, très impopulaire auprès de la plupart des joueurs après avoir décidé d’écarter les cadres trentenaires : David Albelda, Santiago Canizares et Miguel Angel Angulo.
Le bilan de Koeman à la tête de l’équipe est le plus mauvais de l’histoire de Valence en 1re division: 22 matches de championnat et seulement 4 victoires, 6 nuls et 12 défaites (soit 18 points, autant que Quique Flores lors des 9 premières journées).
Le navire a été confié à un homme de la maison : Salvador Gonzales « Voro », ancien joueur du club et jusqu’ici responsable délégué de l’équipe première.
« Nous pensons que Voro connaît bien le vestiaire et qu’il est capable de sortir le Valence CF de cette situation », a déclaré le porte-parole du conseil d’administration, Tarsilo Piles.
La mission du quatrième entraîneur de Valence cette saison (après Quique Flores, Oscar Fernandez et Koeman) est d’assurer au plus vite le maintien du club six fois champion d’Espagne (1941-42, 1943-44, 1946-47, 1970-71, 2001-02 et 2003-04).
Mais sa tache s’annonce pour le moins ardue avec un calendrier épineux: réception d’Osasuna qui se bat également pour ne pas descendre, déplacement au Camp Nou contre le FC Barcelone, réception de Saragosse qui lutte également pour le maintien, derby contre Levante et enfin match à domicile contre l’Atletico Madrid.
Selon Mundo Deportivo, Voro pourrait décider de rappeler les « bannis » Albelda, Angulo et Canizares, misant sur leur expérience, pour éviter la relégation d’un club qui jouait il n’y a pas si longtemps deux finales de Ligue des champions consécutives (2000 et 2001).
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L’idée des dirigeants du Valence CF (Valencia Club de Futbol), fondé en 1919, était sans doute d’attendre la fin de la saison pour se séparer de l’entraîneur néerlandais, âgé de 45 ans, mais la débâcle à Bilbao contre l’Athletic (5-1), dimanche en championnat, a précipité les choses.
Le club, qui n’a quitté qu’une saison la 1re division (1986-87) depuis son accession à l’élite en 1931, n’a qu’une avance infime sur le premier relégable en championnat – deux points – à cinq journées de la fin.
Le gros contrat de Koeman, engagé par le...