Forum international de l’énergie à Rome sur fond de flambée des prix
Le gratin mondial de l’énergie, dont les ministres du Pétrole des principaux pays de l’OPEP et les PDG des majors, se réunit de dimanche à mardi à Rome pour le Forum international de l’énergie (IEF), sur fond de flambée des prix de l’or noir et de ralentissement économique. « Plus de 500 délégués comprenant des ministres, représentants des institutions internationales, dirigeants des plus grandes entreprises du secteur feront le point sur la situation » énergétique, indique un communiqué de l’organisation de l’IEF. Pendant trois jours, les intervenants discuteront notamment de l’accès aux ressources énergétiques, de la sécurité des approvisionnements, du manque d’investissements et des énergies renouvelables. Plusieurs ministres de pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) sont attendus, dont le chef de file du cartel, le Saoudien Ali al-Nouaïmi, l’Émirati Mohammad ben Zaën al-Hameli, le Qatari Abdallah al-Attiyah, le Vénézuélien Rafael Ramirez, le Nigérian Odein Ajumogobia, l’Iranien Gholamhossein Nozari ou le président de la compagnie nationale libyenne de pétrole, Choukri Ghanem, qui a rang de ministre. Le secrétaire général de l’OPEP, Abdallah el-Badri, sera présent de même que Nobuo Tanaka, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Chez les producteurs hors OPEP, la Russie et la Norvège seront représentées par leur ministre de l’Énergie, Viktor Khristenko et Aslaug Haga. Du côté des majors, les patrons de l’anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell Jeroen Van der Veer, des italiennes Eni (Paolo Scaroni), Enel (Fulvio Conti), de la française Total (Christophe de Margerie), de la chinoise Sinopec (Liu Yan) ou de l’algérienne Sonatrach (Mohammad Meziane) participeront aux débats. Malgré la poussée de fièvre des cours pétroliers, qui ont dépassé 115 dollars par baril avant-hier pour la première fois, l’OPEP devrait rejeter les appels des pays consommateurs en faveur d’une augmentation de sa production.
Shell cède sa filiale gabonaise
de marketing Pizo Shell à Engen
La compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Shell Petroleum Company va céder au groupe sud-africain Engen les 60 % qu’elle détient dans Pizo Shell, société gabonaise s’occupant du marketing et de la vente de ses produits pétroliers, a annoncé Shell hier dans un communiqué. « Le montant de la transaction est commercialement sensible et nous ne pouvons le rendre public », a affirmé Hans Bakker, le PDG de Shell Gabon. « Cette vente fait partie d’une stratégie internationale de désengagement en aval et de renforcement en amont », a ajouté M. Bakker. Le capital de Pizo Shell, qui emploie une quarantaine de personnes, se répartira comme suit : Engen (60 %), État gabonais (10 %), divers investisseurs privés (30 %). « Shell est heureux d’avoir réussi, pour l’État (gabonais) et pour les autres actionnaires minoritaires, à trouver un partenaire qui renforcera ce partenariat pour permettre à la société de grandir davantage », s’est félicité dans le communiqué Xavier Le Mintier, vice-président exécutif de Shell Oil Products Africa. « Cette transaction est tout à fait en ligne avec notre stratégie de croissance à long terme et notre plan commercial qui consiste à accroître nos investissements en Afrique », a assuré Rashid Yusof, le PDG d’Engen, dont le capital est majoritairement détenu par le géant pétrolier malaisien Petronas.
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