Par le professeur Louis HOBEIKA
Les marchés financiers mondiaux passent par une période de crise aiguë due à la faillite du marché subprime relatif au secteur immobilier américain. Il est bien entendu que le marché du subprime est celui des obligations et dettes bancaires engagées par des clients à l’origine douteux, ou ceux dont le passé financier ne justifie pas l’octroi de tels crédits. Le marché du subprime a été gonflé par la négligence des banques à une époque où l’économie américaine croissait à des taux élevés et continus. Il est bien connu que les mauvais crédits sont souvent accordés durant des périodes de prospérité. Le gonflement est dû aussi au désir croissant de l’aventure ou bien du risque non calculé de la part des agents économiques, surtout les ménages. Les effets internationaux économiques, financiers et sociaux sont immenses, car ils touchent le bilan de tous les agents ainsi que la santé des meilleures banques mondiales et des plus prestigieuses maisons d’investissements. Le montant final des pertes financières dues à la crise subprime reste inconnu et risque d’augmenter d’une manière significative dans les jours qui viennent.
Les effets de la crise des subprimes risquent de toucher le marché prime ou celui des meilleurs clients, et ainsi secouer les fondements de l’économie mondiale. En effet, ce cercle vicieux de boule-de-neige est dangereux à cause des faits suivants :
– La crise subprime est accompagnée par la hausse vertigineuse du prix du pétrole, et donc de tous les coûts de production et de transport. Toutes les études convergent vers des prévisions à la hausse de ce prix, ainsi que pour ceux de toutes les matières premières minérales.
– La crise subprime est accompagnée par la hausse inquiétante des prix des produits alimentaires qui risque de détruire les classes économiques pauvres et moyennes. Les effets ne seront pas limités à l’économie, mais toucheront la stabilité sociale et politique mondiale.
– Le déséquilibre financier et monétaire mondial est causé davantage par la baisse continue du dollar américain ainsi que par le ralentissement croissant de l’économie américaine.
La manière avec laquelle les banques centrales, et surtout la Banque fédérale américaine, abordent cette crise risque d’encourager à l’avenir les banques commerciales et d’investissements à agir d’une manière irresponsable dans le cadre de leurs activités de crédit. Alors que l’économie libérale est basée sur le principe de la concurrence qui permet aux prudents et sérieux de réussir et pénalise ceux qui mettent en risque l’argent des autres, c’est-à-dire les dépôts bancaires et les fonds destinés à l’investissement. Seule l’intervention des banques centrales, dans des limites libérales prudentes, est acceptable. L’important est de tirer les bonnes leçons de cette crise, car il semble qu’elles n’ont pas été bien tirées des nombreuses crises passées. La prise de risque calculée et la prudence financière n’ont jamais nui aux marchés, ainsi qu’aux agents économiques et financiers sérieux et responsables.
Les marchés financiers mondiaux passent par une période de crise aiguë due à la faillite du marché subprime relatif au secteur immobilier américain. Il est bien entendu que le marché du subprime est celui des obligations et dettes bancaires engagées par des clients à l’origine douteux, ou ceux dont le passé financier ne justifie pas l’octroi de tels crédits. Le marché du subprime a été gonflé par la négligence des banques à une époque où l’économie américaine croissait à des taux élevés et continus. Il est bien connu que les mauvais crédits sont souvent accordés durant des périodes de prospérité. Le gonflement est dû aussi au désir croissant de l’aventure ou bien du risque non calculé de la part des agents économiques, surtout les ménages. Les effets...
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