Toyota se lance à son tour dans la voiture à bas prix en Inde
Toyota Motor a annoncé hier son intention d’entrer sur le segment des voitures bon marché indien, où nombre de ses concurrents se sont déjà engouffrés.
Le premier constructeur automobile japonais a précisé qu’il consacrerait 35 milliards de yens (217 millions d’euros environ) à la construction d’une nouvelle usine qui sera située en banlieue de Bangalore et dont la production commencera en 2010 avec une capacité initiale de 100 000 véhicules par an.
Tata Motors, premier acteur indien du secteur, a lancé en début d’année une compétition qui s’annonce féroce avec la Nano, voiture dont la commercialisation est prévue d’ici à la fin de l’année en Inde au prix de 100 000 roupies (1 700 euros), soit 50 % en dessous du tarif du véhicule actuellement le moins cher sur le marché, une modèle de Maruti Suzuki vieux de 25 ans.
Les constructeurs du monde entier, qui s’étaient d’abord montrés sceptiques sur les chances de Tata de mener à bien son projet de voiture la moins chère du monde, se ruent maintenant sur ce nouveau créneau.
Ford prévoit de lancer une petite voiture en Inde d’ici à deux ans, tandis que Nissan et Renault se sont associés avec l’indien Bajaj Auto pour fabriquer une voiture qui sera commercialisée au prix de 3 000 dollars (1 900 euros).
Les analystes financiers pensent que les nouveaux véhicules construits en Inde par Toyota seront vendus entre 6 900 et 7 850 dollars.
Toyota a annoncé son projet en Inde au lendemain de l’annonce d’un renforcement de sa participation dans Fuji Heavy Industries, propriétaire de la marque Subaru, de 8,7 % à 16,5 % afin de renforcer leur alliance dans le développement et la production de voitures. Cette alliance inclut aussi Daihatsu Motor, un constructeur de « mini-voitures » contrôlé par Toyota.
Microsoft donné vainqueur pour racheter un Yahoo très convoité
Yahoo pourrait bien avoir dégainé ses deux meilleures cartes en brandissant des accords potentiels avec AOL et Google, mais Wall Street semble toujours croire que Microsoft est le mieux placé pour racheter le groupe Internet américain.
Yahoo, qui cherche à inciter le géant des logiciels Microsoft à relever son offre de rachat de près de 42 milliards de dollars, a par ailleurs fait savoir mercredi qu’il testerait avec Google un partenariat portant sur la publicité liée aux recherches sur Internet. Cet accord s’intégrerait selon des sources proches des discussions dans une alliance à trois qui se traduirait par une fusion de Yahoo avec AOL, la filiale Internet de Time Warner.
Des journaux américains ont de leur côté rapporté que Microsoft et News Corp examinaient la possibilité de présenter une offre conjointe pour racheter Yahoo, ce qui permettrait d’ajouter le site communautaire MySpace dans la corbeille de mariage. « Nous continuons à penser qu’un accord avec Microsoft est le résultat le plus probable », écrit pour sa part dans une note à ses clients Mark Mahaney, analyste chez Citi, ajoutant que cette offre devrait être supérieure au niveau équivalent de 31 dollars par action Yahoo proposé par Microsoft en février.
Microsoft a menacé de lancer une offre hostile sur Yahoo et de revoir son offre à la baisse s’il ne parvient pas d’ici à trois semaines à un accord avec sa cible. Yahoo se rapproche de son côté, selon des sources proches du dossier, d’un accord avec Time Warner pour fondre AOL, en dehors de ses activités « historiques » de fournisseur d’accès téléphonique à Internet, dans une entité commune.
Yahoo recevrait un paiement en numéraire de la part de Time Warner en échange d’une participation de 20 % dans le nouveau groupe combinant Yahoo et AOL, ajoute-t-on. Un tel accord valoriserait AOL à hauteur de 10 milliards de dollars environ.
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