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Énergie L’AIE abaisse sa prévision de croissance de la demande mondiale

La demande mondiale de pétrole va croître à un rythme inférieur à ce qui était prévu auparavant en 2008 en raison du ralentissement économique observé aux États-Unis et dans d’autres nations industrialisées, rapporte hier l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La consommation mondiale augmentera de 1,27 million de barils par jour (bpj), soit 460 000 bpj de moins par rapport à la prévision précédente, indique l’AIE dans son rapport mensuel sur le marché du pétrole. Ces observations font suite aux prévisions revues en baisse publiées cette semaine par le Fonds monétaire international. Aux États-Unis, premier consommateur mondial de brut, la prévision de croissance est ainsi passée de 1,5 % à 0,5 %. « Les dernières estimations de PIB du FMI augurent d’une croissance de la demande de pétrole moins solide dans les mois à venir, estime l’AIE. Ce rapport projette que les balances pétrolières d’avril et de mai s’orienteront vers un excédent de l’offre. » Le recul de la demande des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a représenté l’essentiel de la révision des chiffres. L’AIE a réduit sa prévision de demande en provenance de l’OCDE de 320 000 bpj à 48,9 millions de bpj cette année. Elle a fait de même pour la Chine, dont la prévision de demande de 2008 est réduite de 70 000 bpj, en raison notamment d’éléments climatiques survenus au premier trimestre. La nouvelle prévision de l’AIE est à présent plus proche de celle de l’OPEP, qui anticipe une croissance de la demande mondiale de 1,2 million bpj cette année. L’AIE note toutefois qu’une hausse plus faible de la demande ne signifie pas un recul des prix du baril, les incertitudes sur l’approvisionnement en provenance de pays à risques, tels que l’Irak ou le Nigeria, pesant encore lourd. Elle souligne qu’au second semestre 2007, les prix du pétrole ont progressé en dépit d’une augmentation continue des stocks. « Cela explique peut-être pourquoi, malgré une croissance économique faible, les prix restent hauts : on craint que l’accumulation des stocks envisagée ne se réalise pas ou soit insuffisante. » L’AIE a en outre réduit sa prévision de production en provenance des pays non membres de l’OPEP cette année et fait part d’une baisse des stocks en février, tandis que les premiers chiffres ne montrent qu’une petite hausse pour mars. Les stocks commerciaux au sein de l’OCDE ont diminué de 49 millions de barils en février et ne se sont accrus que de 6,3 millions en mars. Cela représentait 53,3 jours de consommation à fin février, ce qui est inférieur à ce qui était observable durant la même période l’an dernier.
La demande mondiale de pétrole va croître à un rythme inférieur à ce qui était prévu auparavant en 2008 en raison du ralentissement économique observé aux États-Unis et dans d’autres nations industrialisées, rapporte hier l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
La consommation mondiale augmentera de 1,27 million de barils par jour (bpj), soit 460 000 bpj de moins par rapport à la prévision précédente, indique l’AIE dans son rapport mensuel sur le marché du pétrole.
Ces observations font suite aux prévisions revues en baisse publiées cette semaine par le Fonds monétaire international. Aux États-Unis, premier consommateur mondial de brut, la prévision de croissance est ainsi passée de 1,5 % à 0,5 %.
« Les dernières estimations de PIB du FMI augurent d’une croissance de la demande de pétrole...