Jusqu’au 27 mars au cinéma Métropolis
Écrans du réel
Pour sa quatrième édition, «?Écrans du réel?» a investi l’espace du cinéma Métropolis et propose les meilleures productions et coproductions françaises récentes de documentaires de création.
Les films sélectionnés cette année illustrent la diversité et la vitalité de la production documentaire française contemporaine.
Programme?:
Ce soir, jeudi 20 mars, 20h00
Le papier ne peut pas envelopper la braise,
de Rithy Panh (90mn, khmer, ST français)
Pnom Penh, 2006 Rithy Panh, réalisateur de Les gens de la rizière et S21, la machine de mort khmère rouge, reproduit la fêlure sociale dans un pays qui a connu des décennies de guerre. Des images fortes et violentes de vies violées et de destins ravagés. Ce film a reçu le prix du meilleur documentaire au Festival du film européen 2007.
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Vendredi 21 mars, 20h00
Retour en Normandie,
de Nicolas Philibert (113 mn, français)
En 1975, Nicolas Philibert était le jeune assistant de René Allio dans le film Moi Pierre Rivière, tourné non loin de l’endroit où le meurtre avait été commis. La plupart des rôles avaient été confiés à des paysans de la région. Ce qui donnait au film sa particularité. Aujourd’hui, Philibert a décidé de les retrouver pour évoquer cette aventure partagée et les filmer dans leur présent.
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Mardi 25 mars, 20h00
Lagerfeld Confidentiel,
de Rodolphe Marconi
(89mn, français, anglais, ST français).
Le réalisateur essaye de percer au fil de cent cinquante heures de tournage, le mystère du très charismatique créateur et directeur de la maison Chanel. Pour cela, Marconi a dû littéralement partager la vie de Karl Lagerfeld. Virée dans le monde de la beauté.
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Mercredi 26 mars, 20h00
Maurice Pialat, L’amour existe,
d’Anne-Marie Faux et de Jean- Pierre Devillers
(81mn, français)
En 2003, disparaissait le cinéaste français Maurice Pialat. Anticonformiste, mal-aimée puis réhabilitée, sa filmographie est rageuse et sans concession. Les réalisateurs Anne-Marie Faux et Jean-Pierre Devillers sont partis de ses correspondances pour tracer une forme d’autoportrait, celui d’un cinéaste qui n’oublia jamais ce que fut l’enfance et ne voulut rien céder quant à ce qu’aimer veut dire.
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Jeudi 27 mars, 20h00
Les Murs ont des visages,
de Bijan Anquetil et Paul Costes
(62mn, perse, ST français).
Les trois enfants Dastvaré sont morts au front pendant la guerre Iran-Irak. Ils avaient entre 19 et 27 ans. En 1985, à Téhéran, la République islamique d’Iran réalise une peinture murale à leur mémoire?: ces jeunes soldats se sont sacrifiés, une image idéalisée et exemplaire de ces trois frères avec comme unique message officiel?: «?Ces jeunes soldats se sont sacrifiés au nom de Dieu, pour la patrie.?» La recomposition de l’histoire de cette peinture murale, d’hier à aujourd’hui, nous permet d’analyser le mythe fondateur d’un peuple uni par le sang de ses martyrs et de révéler l’actuelle désillusion qui entoure les idéaux hier exaltés par ces trois visages.
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