Défaillant devant le but, Marseille a oublié son jeu flamboyant des dernières semaines et a logiquement été éliminée de la Coupe de l’UEFA après sa défaite à Saint-Pétersbourg hier soir en 8e de finale retour (2-0), devant une formation transformée par rapport au match aller.
C’est d’ailleurs lors de cette première manche que les Marseillais ont laissé passer leur chance, au vu du nombre incalculable d’occasions, sans rapport avec le score final (3-1).
L’élimination marseillaise n’est pas sans rappeler le scénario du tour précédent, face au Spartak Moscou : nanti de 3 buts d’avance (3-0), l’OM avait lâché prise au retour (2-0) devant l’agressivité russe, non sans avoir dominé une bonne partie de la 1re mi-temps...
Dernier représentant français en coupe d’Europe, l’OM était pourtant en pleine euphorie en championnat. « C’est notre premier coup d’arrêt depuis le 1er janvier. Il faut digérer cela » avant une rencontre à gros enjeu et risque dimanche à Lens en L1, reconnaissait après coup Gerets dans une ambiance partagée de regrets.
« Hors de question de jouer le 0-0 », avait pourtant prévenu le coach marseillais Éric Gerets. Au vu du début de match, ses consignes ont été respectées...
Une tête de Cana (2), puis une autre mal cadrée de Taiwo sur un centre parfait de Valbuena (4) montraient en effet que l’OM, dans le froid, n’allait pas attendre que le temps passe pour se ménager un printemps européen. Valbuena se ménageait encore une occasion au terme d’un une-deux avec Nasri (16). Les attaquants assumaient leur rôle de premiers défenseurs et la défense centrale Cana-Givet éteignait les situations chaudes.
Dans la chaude ambiance du stade Petrovsky (25 000 spectateurs), dont une partie du public manifestait ouvertement son racisme, le Zenit n’avait il est vrai pas le choix...
Doublé de Pogrebnyak
Mandanda ne tardait pas ainsi à se montrer devant Arshavin (6), pile offensive russe, avant une occasion en or de Zyrianov, qui frappait au-dessus (28) après une accélération d’Arshavin. Et c’est encore l’animateur du Zenit qui lançait Pogrebnyak de la tête dans le dos de la défense marseillaise, pour l’ouverture du score russe (1-0, 39e), dans un soupçon de hors-jeu.
Cissé aurait pu faire taire le stade quatre minutes plus tard, mais l’ex-meilleur buteur de L1 mis sur rampe par Valbuena tirait sur Malafeev...
Nettement plus efficace dans la récupération du ballon, le Zenit faisait passer un très pénible début de seconde période à l’OM, sans pour autant se créer de véritable occasion. Cette vague passée, Marseille retrouvait progressivement de l’oxygène, grâce à Nasri (par intermittence), Cheyrou, Valbuena et Niang en appui. Celui-ci s’offrait d’ailleurs la plus nette opportunité, d’une frappe dans la course frôlant le but russe (71).
Mais la domination globale russe trouvait sa traduction sur le second but de l’international russe Pogrebnyak, sur une déviation de Tekke dans la surface (2-0, 78). Le dernier geste manquait à Niang et Cissé dans une fin de partie aux airs de désespérance française, livrée à l’euphorie du champion russe et de son chaud public. « On peut considérer que l’élimination est d’abord de notre fait, vu notre étourderie à l’aller et le manque d’esprit guerrier nécessaire en coupe d’Europe », résumait justement le président de l’OM Pape Diouf.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Défaillant devant le but, Marseille a oublié son jeu flamboyant des dernières semaines et a logiquement été éliminée de la Coupe de l’UEFA après sa défaite à Saint-Pétersbourg hier soir en 8e de finale retour (2-0), devant une formation transformée par rapport au match aller.
C’est d’ailleurs lors de cette première manche que les Marseillais ont laissé passer leur chance, au vu du nombre incalculable d’occasions, sans rapport avec le score final (3-1).
L’élimination marseillaise n’est pas sans rappeler le scénario du tour précédent, face au Spartak Moscou : nanti de 3 buts d’avance (3-0), l’OM avait lâché prise au retour (2-0) devant l’agressivité russe, non sans avoir dominé une bonne partie de la 1re mi-temps...
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