Deux semaines déjà qu’a eu lieu le tremblement de terre et que se sont calmées les pluies torrentielles. Deux semaines déjà qu’à Mansourieh, un rocher s’est effondré d’un versant de colline, qu’il a traversé la voie rapide et qu’il est allé se loger sur le bord opposé de la route sans faire de victimes, fort heureusement. Le plus grave, c’est que les dégâts ne se sont pas limités là. Mais que deux énormes rochers menacent aujourd’hui de se détacher du versant et d’entraîner dans leur chute le mur de soutènement fissuré d’un immeuble qui surplombe l’autoroute de Mansourieh. Deux semaines déjà qu’une partie des habitants de l’immeuble, construit bien avant le tracé de la nouvelle route, ont déserté les lieux, craignant pour leur sécurité. Deux semaines aussi que l’accès à la voie rapide a été fermé par la municipalité (mais de nombreux motards continuent de l’emprunter) dans l’attente d’une prise en charge du problème par les instances officielles, autrement dit par le ministère des Travaux publics et des Transports.
Il aura fallu deux semaines audit ministère pour dépêcher un représentant du Haut Comité de secours sur les lieux, « Haut Comité de secours, car il y a urgence, et que ces dégâts, occasionnés par le tremblement de terre, doivent être rapidement réparés », affirme le président de la municipalité de Mansourieh, William Khoury.
Entre-temps, tous les commerces de la voie rapide sont paralysés et toute la circulation a été détournée vers le centre de Mansourieh avec ses étroites ruelles, ses innombrables tournants et ses nombreux dos d’âne. Sans compter le désagrément d’un tel détour pour les automobilistes contraints de supporter encore plus d’embouteillages.
Le phénomène n’est pas nouveau dans la région. Durant l’hiver 2005, suite à des pluies torrentielles, des éboulements rocheux ont eu lieu quelques centaines de mètres plus haut et menaçaient aussi bien les automobilistes utilisant la nouvelle voie rapide que les habitants d’immeubles surplombant cette route. Ces éboulements ont créé la même polémique, mais cette fois entre la municipalité et le ministère des Transports, car, disait alors le président de la municipalité, « ce dernier est responsable de la construction des murs de soutènement lorsqu’il trace de nouvelles routes ». Durant de nombreux mois, la circulation a été paralysée dans le secteur avant que le ministère ne se décide à réagir et à habiller de béton la colline dangereuse.
Il reste aujourd’hui à espérer que les promesses du Haut Comité de secours de se mettre à l’œuvre dès lundi ne soient pas de vaines paroles, car les habitants de cette zone au sol friable sont fatigués de payer constamment le prix des bisbilles entre les différents services publics, dont la lenteur et l’inefficacité sont désormais devenues légendaires.
Anne-Marie EL-HAGE
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Deux semaines déjà qu’a eu lieu le tremblement de terre et que se sont calmées les pluies torrentielles. Deux semaines déjà qu’à Mansourieh, un rocher s’est effondré d’un versant de colline, qu’il a traversé la voie rapide et qu’il est allé se loger sur le bord opposé de la route sans faire de victimes, fort heureusement. Le plus grave, c’est que les dégâts ne se sont pas limités là. Mais que deux énormes rochers menacent aujourd’hui de se détacher du versant et d’entraîner dans leur chute le mur de soutènement fissuré d’un immeuble qui surplombe l’autoroute de Mansourieh. Deux semaines déjà qu’une partie des habitants de l’immeuble, construit bien avant le tracé de la nouvelle route, ont déserté les lieux, craignant pour leur sécurité. Deux semaines aussi que l’accès à la voie...