Rechercher
Rechercher

Actualités

ÉCHOS DU MONDE

Minés par l’inflation, les ménages français ont le moral en berne Les Français, qui vivent de plus en plus mal les hausses de prix, ont encore affiché en février un moral en berne, au plus bas de son histoire, un signal inquiétant pour la consommation et donc la croissance, selon les économistes. L’indicateur de la confiance des ménages a baissé d’un point, à -35 points, contre -34 en janvier, un nouveau record, a annoncé hier l’Insee. « L’hypothèse de la déprime passagère doit être balayée : la situation s’apparente davantage à une dépression », estime Alexander Law, économiste chez Xerfi. Pour Pierre-Olivier Beffy, chef de la division synthèses conjoncturelles à l’Institut national de la statistique, c’est surtout « l’évolution des prix qui a contribué à la dégradation de leur moral ». L’inflation a atteint en janvier son plus haut niveau depuis 1992, à +2,8 % sur un an. Mais « l’inflation perçue, et donc celle qui détermine les comportements de consommation, est bien supérieure à l’inflation “réelle” », estime M. Law. Ce sont en effet « les prix des produits que l’on achète le plus souvent qui augmentent le plus, ce qui rogne la perception d’un pouvoir d’achat déjà peu dynamique ». Les produits alimentaires et l’énergie, « que les Français consomment fréquemment », sont ainsi ceux qui, à leurs yeux, ont le plus augmenté, selon M. Beffy. L’Allemagne encaisse une série noire de suppressions d’emplois massives Plusieurs poids lourds de l’industrie allemande ont choqué en annonçant à la fois des bénéfices florissants et des coupes claires dans leurs effectifs, alimentant le sentiment général d’un discrédit des élites sur fond de scandale de fraude fiscale. Cela ressemble à une série noire : Continental 3 800 suppressions d’emplois, Siemens 6 800, Henkel 3 000, BMW 8 100, le tout en l’espace d’une semaine. Des chiffres qui frappent l’opinion d’autant plus que la situation financière des entreprises est bonne, voire florissante, ce qui permet à des groupes comme Bayer hier, après Daimler mercredi, de justifier des augmentations de salaire pour leur patron de respectivement 27 % et 68 %. Le bénéfice net du constructeur de voitures haut de gamme BMW a bondi de près de 80 % l’an passé, celui de Henkel, le fabricant de Persil, de 8 %. Le résultat du conglomérat munichois Siemens a été multiplié par plus de huit, certes grâce à un gain exceptionnel après la vente d’une filiale.
Minés par l’inflation, les
ménages français ont le moral
en berne

Les Français, qui vivent de plus en plus mal les hausses de prix, ont encore affiché en février un moral en berne, au plus bas de son histoire, un signal inquiétant pour la consommation et donc la croissance, selon les économistes. L’indicateur de la confiance des ménages a baissé d’un point, à -35 points, contre -34 en janvier, un nouveau record, a annoncé hier l’Insee. « L’hypothèse de la déprime passagère doit être balayée : la situation s’apparente davantage à une dépression », estime Alexander Law, économiste chez Xerfi. Pour Pierre-Olivier Beffy, chef de la division synthèses conjoncturelles à l’Institut national de la statistique, c’est surtout « l’évolution des prix qui a contribué à la dégradation de leur...