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Landreau : quand le dernier rempart devient le premier souci

Avec une nouvelle bourde la veille en Coupe de la Ligue face à Auxerre (3-2) coûtant un but au Paris-SG, Mickaël Landreau connaît décidément une série noire de mauvais augure dans la perspective du maintien et de l’Euro, où son statut de gardien n° 2 n’a jamais paru autant menacé. Trois matches, trois boulettes. En trois rencontres, le PSG affiche un bilan contrasté (une défaite, un nul, une victoire) dans lequel Landreau a été, à son corps défendant, le plus constant. À Marseille (2-1), le portier manquait d’autorité dans les airs et laissait Taiwo marquer de la tête. Contre Monaco (1-1), il relâchait un coup franc dans les pieds d’Almiron. Et face à Auxerre, il inscrivait carrément un but contre son camp en boxant un ballon anodin dans ses filets. « Petite semaine ». Paul Le Guen soutient mordicus son gardien, qu’il aligne dans toutes les compétitions. Lundi, interrogé sur la mauvaise passe actuelle de Landreau, il avait lancé : « Il y a de la concurrence entre le n° 1 et le n° 2 et entre le n° 2 et le n° 3, mais on ne raisonne pas à la petite semaine. On peut changer de n° 1, mais on peut changer de n° 2 aussi. C’est à moi de décider. Mais je prends les choses de façon plus régulière. » Une façon d’écarter le recours Alonzo. Et le technicien de souligner que son gardien avait maintenu sa cage inviolée lors de 16 matches cette saison. Trois, quatre ? « Il va jouer le 4e (match), j’espère qu’il n’y en aura pas » (de bourde), a lancé Le Guen après la demi-finale : une manière de mêler soutien et avertissement. Le défi est de taille pour Landreau, puisque le PSG se rend dimanche à Bordeaux. Un match couperet pour le n° 1 parisien. Les Parisiens font bloc Plusieurs signes ont montré la solidarité des joueurs mardi vis-à-vis de leur gardien : Armand est venu l’encourager après son premier arrêt suivant la « boulette », Camara est venu fêter avec lui le but de Mendy, et même Alonzo sur le banc affichait un visage défait au moment de la bourde, visiblement compatissant. « On a eu des mots de soutien, ça arrive à tout le monde d’avoir une période délicate, mais on est tous derrière lui », a aussi lâché Armand à l’issue du match. Une saison en demi-teinte. Les trois derniers matches, par leur enchaînement, donnent peut-être un effet loupe, mais le Landreau 2007-2008 n’a rien à voir avec celui de la saison dernière, sauvant les meubles et évitant à lui seul la relégation. Les erreurs se sont succédé, dont certaines spectaculaires, comme cette sortie de sa surface contre Toulouse, laissant ainsi la passe en retrait de Camara filer... dans les pieds d’Elmander. Bleu nuit. En sélection, Landreau a également commis quelques impairs. Le premier a coûté quelques sueurs froides aux Bleus dans la perspective de la qualification à l’Euro 2008 : la doublure de Coupet jugeait mal la trajectoire, certes flottante, de la frappe de McFadden qui offrait la victoire à l’Écosse au Parc des Princes en septembre. Moins grave, car en match amical, il relâchait un long ballon d’Hadji dans les pieds de Sektioui, face au Maroc en novembre. Horizon bleu ? Raymond Domenech a martelé qu’il avait établi une hiérarchie a priori immuable dans les cages (Coupet n° 1, Landreau n° 2, Frey n° 3), sauf blessure ou « méforme totale ». Landreau n’est pas loin de ce second cas de figure. D’autant que Mandanda et Lloris, piliers des espoirs appelés en A’, piaffent dans l’antichambre bleue.
Avec une nouvelle bourde la veille en Coupe de la Ligue face à Auxerre (3-2) coûtant un but au Paris-SG, Mickaël Landreau connaît décidément une série noire de mauvais augure dans la perspective du maintien et de l’Euro, où son statut de gardien n° 2 n’a jamais paru autant menacé.
Trois matches, trois boulettes. En trois rencontres, le PSG affiche un bilan contrasté (une défaite, un nul, une victoire) dans lequel Landreau a été, à son corps défendant, le plus constant. À Marseille (2-1), le portier manquait d’autorité dans les airs et laissait Taiwo marquer de la tête. Contre Monaco (1-1), il relâchait un coup franc dans les pieds d’Almiron. Et face à Auxerre, il inscrivait carrément un but contre son camp en boxant un ballon anodin dans ses filets.
« Petite semaine ». Paul Le Guen soutient mordicus son...