Biélorussie
L’opposant Alexandre Milinkevitch
brièvement interpellé et interrogé
le 19 février 2008 à 00h00
L’opposant biélorusse Alexandre Milinkevitch, ancien candidat à la présidence, a été relâché hier après avoir été interpellé et interrogé pendant plus de trois heures. « Nous avons été interrogés pendant plus de trois heures », a-t-il dit à l’AFP, ajoutant avoir été arrêté, ainsi que deux collaborateurs, par des policiers « en civil » alors qu’il se rendait à une manifestation. Il a été interrogé au Comité d’enquête en qualité de « témoin » concernant l’organisation d’une manifestation de petits entrepreneurs le 10 janvier, non autorisée, qui avait réuni plus de 2 000 petits entrepreneurs biélorusses contestant une nouvelle loi qui les soumet à davantage d’impôts. « Ils n’ont pas pu me dire qui était accusé d’être l’organisateur de la manifestation ni quand aurait lieu le procès », a ajouté M. Milinkevitch, disant avoir « dépassé le stade de la peur » de la prison, alors que plusieurs opposants sont incarcérés, notamment pour « organisation de manifestations non autorisées ». Il se rendait hier à une nouvelle manifestation de petits entrepreneurs, dispersée. M. Milinkevitch a critiqué l’absurdité d’une nouvelle loi sur l’imposition des PME, qui revient à « les supprimer en tant que classe ». Candidat à la présidentielle de mars 2006 face au président Alexandre Loukachenko, M. Milinkevitch avait été emprisonné pendant 15 jours au printemps 2006 pour avoir participé à un rassemblement non autorisé. Il ne cesse de dénoncer les atteintes aux droits de l’homme commises par le régime biélorusse, participant aux manifestations à Minsk ou se rendant en Europe pour témoigner de la situation dans cette ex-république soviétique.
L’opposant biélorusse Alexandre Milinkevitch, ancien candidat à la présidence, a été relâché hier après avoir été interpellé et interrogé pendant plus de trois heures. « Nous avons été interrogés pendant plus de trois heures », a-t-il dit à l’AFP, ajoutant avoir été arrêté, ainsi que deux collaborateurs, par des policiers « en civil » alors qu’il se rendait à une manifestation. Il a été interrogé au Comité d’enquête en qualité de « témoin » concernant l’organisation d’une manifestation de petits entrepreneurs le 10 janvier, non autorisée, qui avait réuni plus de 2 000 petits entrepreneurs biélorusses contestant une nouvelle loi qui les soumet à davantage d’impôts. « Ils n’ont pas pu me dire qui était accusé d’être l’organisateur de la manifestation ni quand aurait...
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