Pour marquer le troisième anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri, le Courant du futur a organisé mardi soir à l’IMA une conférence sur le thème du tribunal spécial à caractère international qui doit être mis en place prochainement à La Haye.
Entourés d’un panel de journalistes et présentés par Mme Rima Tarabay, représentante du Courant du futur, deux magistrats libanais qui ont suivi de près le dossier ont expliqué à un public d’environ 300 personnes des questions techniques relatives à la mise en place, le financement, la structure, la viabilité et l’avenir du tribunal. Au premier rang de l’assistance, l’ambassadeur du Liban, Boutros Assaker, l’ambassadrice Sylvie Fadlallah, chef de la mission du Liban auprès de l’Unesco, l’ambassadeur de la Ligue arabe, Nassif Hitti, et les anciens ministres Sélim Jahel et Ibrahim Daher.
Les conférenciers étaient MM. Omar Natour, directeur général du ministère de la Justice, et Chucri Sader, président du département des consultations et législations de ce ministère, membre de la délégation officielle auprès de l’ONU pour le tribunal.
L’équipe des journalistes-animateurs était formée de notre confrère d’an-Nahar, M. Samir Tuéni, ainsi que de M. Pierre Haski et Mme Lara Marlow.
Après un mot de bienvenue prononcé par Mme Rima Tarabay, M. Omar Natour a présenté le tribunal spécial international dans son contexte politique et de sécurité, revenant sur les circonstances de l’assassinat de Hariri, les conditions dans lesquelles les autorités judiciaires libanaises ont tenté de prendre les choses en main et les difficultés qui ont entravé leur action. Il devait expliquer par ailleurs comment les choses ont évolué pour aboutir à une volonté de mettre en place cette juridiction spéciale internationale avec l’aide des Nations unies et de la communauté internationale. M. Natour a également exposé les obstacles et les difficultés qui doivent être surmontés du fait de la situation dans le pays et de la crise qui le secoue.
Chucri Sader
De son côté, M. Chucri Sader a évoqué son expérience personnelle lors des contacts et des pourparlers avec l’ONU et les magistrats étrangers engagés dans le processus de l’enquête sur l’assassinat de Hariri, expliquant les spécificités de ce qu’il a appelé le tribunal spécial international et non le « tribunal à caractère international » comme les médias libanais l’appellent.
M. Sader a aussi longuement expliqué le travail de recherche et de consultation qui a abouti, grâce au soutien de la communauté internationale représentée par l’ONU, à la mise en place du tribunal spécial qui doit commencer à fonctionner d’ici à environ trois mois dans un local déjà choisi près de La Haye et dont l’aménagement doit commencer incessamment puisque les premiers versements viennent d’être effectués.
Selon les explications du magistrat, la durée prévue pour le travail est de trois ans renouvelables en accord avec le secrétaire général des Nations unies. M. Sader a rappelé que cinq magistrats – dont les noms sont tenus secrets – siègeront pour la phase de la première instance et cinq autres pour l’appel. Quatre de ces magistrats sont libanais.
Répondant aux questions des personnes présentes, les deux juges ont expliqué mille et un détails ayant trait aux procédures, aux mécanismes de fonctionnement et au contexte juridique local et international dans lequel devra évoluer le tribunal.
Outre les journalistes du panel et ceux qui se trouvaient dans la salle, l’assistance a été invitée à poser des questions et leur nombre a reflété l’intérêt suscité par cette activité originale et fort édifiante.
E. M.
Pour marquer le troisième anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri, le Courant du futur a organisé mardi soir à l’IMA une conférence sur le thème du tribunal spécial à caractère international qui doit être mis en place prochainement à La Haye.
Entourés d’un panel de journalistes et présentés par Mme Rima Tarabay, représentante du Courant du futur, deux magistrats libanais qui ont suivi de près le dossier ont expliqué à un public d’environ 300 personnes des questions techniques relatives à la mise en place, le financement, la structure, la viabilité et l’avenir du tribunal. Au premier rang de l’assistance, l’ambassadeur du Liban, Boutros Assaker, l’ambassadrice Sylvie Fadlallah, chef de la mission du Liban auprès de l’Unesco, l’ambassadeur de la Ligue arabe, Nassif Hitti, et les anciens...
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