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Les lecteurs ont voix au chapitre

Le point à la mi-février De notre correspondant dans les Alpes. Le Front de libération savoyard continue de narguer les autorités françaises. Depuis son QG de Chamonix, le général Abdel Baki affirme que les armes en provenance de Poméranie continuent d’arriver par la Suisse, et cela malgré les contrôles des forces internationales basées dans les Alpes depuis la dernière guerre. Depuis janvier, plusieurs missiles kartochkis (le dernier cri de la technologie poméranienne) ont atterri sur les agglomérations du nord du Piémont, et les auteurs se sont – une fois de plus – volatilisés dans la nature. L’armée piémontaise continue ses incursions dans les vallées de l’Isère et de la Maurienne, et cela au nez et à la barbe des Nations unies et de l’armée française (qui n’est plus que l’ombre d’elle-même, cela dit). Entre-temps, dans la capitale, des incidents ont éclaté entre des Savoyards et des loyalistes suite à des manifestations contre l’augmentation du prix du charbon. Les forces antiémeute ayant chargé à plusieurs reprises, des dizaines de blessés se sont retrouvés dans les hôpitaux surchargés de la région. Évidemment, Berne, accusé de jeter de l’huile sur le feu, nie toute implication dans la crise qui secoue le pays. Rappelons aussi que le Parlement français est fermé depuis plus de deux ans, le duc de Savoie qui en détient la clé étant toujours aux abonnés absents. À vous, Beyrouth... Serge SÉROFF Supercherie généralisée Il y a trois ans, la Syrie est sortie par la porte, là voilà aujourd’hui qui rentre par la fenêtre. La voilà qui veut nommer les ministres et les responsables sécuritaires. Parmi les politiciens libanais, personne ne peut prétendre détenir la vérité absolue, et aucun n’est exempt de crimes ou de reproches. Mais il y a un fait indéniable. Depuis le retour d’exil de Michel Aoun, la Syrie réalise petit à petit son come-back, n’en déplaise à tous les partisans orange – dont je faisais partie – qui jubilaient un certain 14 mars 2005. Michel Aoun a multiplié les incohérences dans ses actes et ses discours. Il brandit la menace de l’implantation des Palestiniens, et le voilà qui cautionne un parti fondamentaliste surarmé qui s’implante impunément sur les domaines public et privé. Il profite d’un renversement d’alliance en sa faveur pour proposer l’élection du président au suffrage universel, au mépris de la formule libanaise assurant l’équilibre multiconfessionnel. Il dénie au gouvernement toute légitimité, mais ne se gêne pas pour participer aux élections organisées par ce même gouvernement, afin de faire élire un député à la place d’un autre lâchement assassiné. Il participe à un sit-in stérile qui détruit la manne touristique et met au chômage des milliers de personnes. Aujourd’hui, le général est devenu de plein gré l’otage de la Syrie et de ses alliés. Oui, nous avons été tous trompés. Claude JABBOUR Culte de la personnalité Depuis quelques semaines, face aux nombreux panneaux publicitaires dans notre capitale, on a l’impression que des concurrents ont soudainement osé les défier. Il s agit de portraits de figures politico-féodales et autres martyrs qui font déjà partie de notre paysage urbain. Il y a les morts comme Béchir Gemayel, un disparu, l’imam Moussa Sadr, et la résurgence saisonnière de quelques chefs de milice qui ont été assassinés et qu’on commémore de temps a autre, comme il y a des vivants aussi. L’emplacement géographique de ces portraits délimite d’ailleurs bien les territoires : l’un est champion toutes catégories du culte de la personnalité. On le trouve dans la banlieue, à Baalbeck ou à Tyr, dédaignant ainsi son allié. Ce dernier, bien que numéro deux de la République et posant si bien avec un large sourire devant les objectifs, ne bénéficie que d’un espace restreint. Côté mer, on travaille d’arrache-pied à poser une énorme statue en mémoire de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. De l’autre côté de la capitale, anciens et actuels généraux ont fleuri, grâce a leurs photos, sur tout ce qui ressemble à un pan de mur. L’un en version sérieuse exclusivement, avec son regard profond tourné vers l’horizon, l’autre un peu plus tendu, avec un regard évasif. Enfin, si le culte est avant tout un hommage rendu à Dieu et si le culte de la personnalité en psychologie est synonyme de narcissisme ayant appartenu a des régimes totalitaires et propagandistes comme Mussolini, Hitler, Staline et Mao Tsé- Toung, il est temps de renoncer à notre tour à ces mauvaises traditions d’une époque révolue. Antoine SABBAGHA
Le point à la mi-février


De notre correspondant dans les Alpes.
Le Front de libération savoyard continue de narguer les autorités françaises.
Depuis son QG de Chamonix, le général Abdel Baki affirme que les armes en provenance de Poméranie continuent d’arriver par la Suisse, et cela malgré les contrôles des forces internationales basées dans les Alpes depuis la dernière guerre.
Depuis janvier, plusieurs missiles kartochkis (le dernier cri de la technologie poméranienne) ont atterri sur les agglomérations du nord du Piémont, et les auteurs se sont – une fois de plus – volatilisés dans la nature.
L’armée piémontaise continue ses incursions dans les vallées de l’Isère et de la Maurienne, et cela au nez et à la barbe des Nations unies et de l’armée française (qui n’est plus que l’ombre...