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Guéant répond aux attaques de Kouchner sur la Syrie

Le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, réfute les critiques formulées sur son voyage en Syrie par le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et souligne que le dialogue interrompu par Paris pourrait reprendre si Damas manifestait sa bonne volonté. « La mission que j’ai conduite à Damas, je l’ai remplie sur instruction du président. Il fallait absolument mener cette démarche : on ne peut rien régler, dans cette question libanaise, si l’on n’a pas des conversations avec la Syrie », déclare-t-il dans un entretien à paraître jeudi dans L’Express. « Nous avons interrompu les contacts avec les Syriens, mais nous pourrions les reprendre si Damas montrait des signes de bonne volonté », ajoute-t-il. Le New York Times du 3 février avait cité des propos de Bernard Kouchner critiquant le voyage effectué fin novembre à Damas par Claude Guéant, à la demande de Nicolas Sarkozy, afin de convaincre le président syrien Bachar el-Assad d’user de son influence auprès de l’opposition libanaise pour mettre fin à l’impasse politique à Beyrouth. « Il ne faut pas jouer le jeu que les miens ont joué en allant à Damas. Avec eux, c’est toujours pareil. C’est un problème d’expérience. Ceux qui sont au courant le savent », avait-il déclaré au quotidien américain. « Un problème d’expérience ? Je voudrais souligner une chose : c’est la feuille de route que j’ai mise au point, sous l’autorité du président, qui sert, aujourd’hui encore, de référence pour la Ligue arabe. Elle n’était donc pas sans vertu », répond Claude Guéant. Depuis cette visite, Paris a suspendu le dialogue avec la Syrie fin décembre, tandis qu’en retour, Damas gelait sa coopération diplomatique avec Paris. Claude Guéant justifie également son intervention dans le champ diplomatique, qui est théoriquement l’apanage du conseiller du président Sarkozy pour les affaires internationales, Jean-David Levitte. « Je suis perçu comme proche du président. Alors, des chefs d’État souhaitent que ce soit plutôt le secrétaire général de l’Élysée qui ait des contacts avec eux », dit-il. « Ce n’est pas une diplomatie parallèle, puisque c’est le chef de l’État qui dirige la diplomatie de la France. Et je travaille avec le Quai d’Orsay et le ministère des Finances. Comme le fait Jean-David Levitte, le remarquable conseiller diplomatique du président », ajoute-t-il.
Le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, réfute les critiques formulées sur son voyage en Syrie par le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et souligne que le dialogue interrompu par Paris pourrait reprendre si Damas manifestait sa bonne volonté. « La mission que j’ai conduite à Damas, je l’ai remplie sur instruction du président. Il fallait absolument mener cette démarche : on ne peut rien régler, dans cette question libanaise, si l’on n’a pas des conversations avec la Syrie », déclare-t-il dans un entretien à paraître jeudi dans L’Express.
« Nous avons interrompu les contacts avec les Syriens, mais nous pourrions les reprendre si Damas montrait des signes de bonne volonté », ajoute-t-il.
Le New York Times du 3 février avait cité des propos de Bernard Kouchner critiquant le...