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Actualités - Chronologie

Levée de boucliers de l’opposition contre les propos du chef du PSP

Le discours du chef du PSP, Walid Joumblatt, a provoqué une série de réactions dans les milieux de l’opposition, dont les représentants ont indiqué qu’ils rejettent toute confrontation, tout en faisant assumer au leader druze la responsabilité de problèmes de sécurité qui pourraient survenir. Le président du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a affirmé que son parti « ne se laissera pas entraîner vers une confrontation ». « Le camp loyaliste ne peut pas nous entraîner vers une confrontation dont ils redoutent les conséquences et nous ne voulons pas leur imposer une confrontation qui leur permettrait de tirer profit du rapport de force international qui leur est favorable », a souligné M. Raad, estimant que « les menaces de confrontation brandies par certaines parties mettent en relief le manque d’expérience politique de ces dernières ». « Ils ne veulent pas parvenir à une entente, car il leur est demandé de temporiser jusqu’en mai », a-t-il ajouté. Abondant dans le même sens, le député Hassan Fadlallah a, pour sa part, estimé que « le 14 Mars prend pour cible l’opposition pour détourner l’attention du rapport Winograd et de l’impasse dans laquelle il (la majorité) se trouve ». Après avoir indiqué que « la confrontation ne fera que détruire le pays » et qu’« il n’y a pas de solution possible en dehors d’une entente », le parlementaire a déclaré : « Quelles que soient l’intimidation et les menaces, nous ne renoncerons pas à nos choix et à nos constantes. » « Que veut le député Joumblatt ? Déclarer la guerre ? C’est ce que Rafic Hariri voulait ? Est-ce que ces propos sont unificateurs et à même d’encourager la participation à une commémoration qui avait uni tous les Libanais ? Est-il permis que les gens soient poussés à la confrontation ? » s’est interrogé le député Ibrahim Kanaan, qui a accusé le chef du PSP d’avoir « tué la démocratie et la souveraineté » du Liban. « Sommes-nous obligés de payer le prix fort pour satisfaire vos intérêts et vos liaisons avec l’étranger ? Comment est-il possible d’exploiter une telle circonstance (la commémoration de l’assassinat de Rafic Hariri) et de la détourner de son objectif principal ? Les attentats ne sont-ils pas liés au conflit régional ? Pourquoi n’ont-ils (la majorité) pas accusé l’axe syro-iranien de l’assassinat du général François el-Hajj ? » s’est-il encore interrogé, au moment où le député Nabil Nicolas faisait assumer au chef du PSP « la responsabilité de chaque goutte de sang versée sur le sol libanais, au cas où un incident surviendrait ». Il a estimé que M. Joumblatt « a perdu la raison parce qu’un homme politique sage et responsable ne veut pas brûler tout sur son passage ». Il l’a même accusé d’être « à l’origine des incendies de forêts », avant d’indiquer que l’opposition « ne tient qu’un langage de paix et d’entente ». Les quatre généraux Mme Samar Hajj, l’épouse d’un des quatre généraux en prison, Ali Hajj, a également répondu au chef du PSP, jugeant que ces propos « sont de la provocation et constituent des menaces publiques de mort ». « Les familles des quatre généraux, a-t-elle poursuivi, les considèrent comme une note d’information à adresser au procureur général près la Cour de cassation, Saïd Mirza, au juge d’instruction, Sakr Sakr, au chef de la commission internationale d’enquête, Daniel Bellemare », ainsi qu’aux représentants du CICR, des commissions de défense des droits de l’homme au Liban et à Genève, de Solide ainsi qu’aux responsables des FSI et du ministère de l’Intérieur. Elle lui a aussi fait assumer la responsabilité de tout ce qui pourrait éventuellement arriver aux quatre généraux ou à l’un des membres de leurs familles respectives.
Le discours du chef du PSP, Walid Joumblatt, a provoqué une série de réactions dans les milieux de l’opposition, dont les représentants ont indiqué qu’ils rejettent toute confrontation, tout en faisant assumer au leader druze la responsabilité de problèmes de sécurité qui pourraient survenir.
Le président du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a affirmé que son parti « ne se laissera pas entraîner vers une confrontation ». « Le camp loyaliste ne peut pas nous entraîner vers une confrontation dont ils redoutent les conséquences et nous ne voulons pas leur imposer une confrontation qui leur permettrait de tirer profit du rapport de force international qui leur est favorable », a souligné M. Raad, estimant que « les menaces de confrontation brandies par certaines parties mettent en relief le manque...