Le leader français d’extrême droite Jean-Marie Le Pen a été condamné hier à trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour avoir qualifié en 2005 de « pas particulièrement inhumaine » l’occupation allemande de la France durant la Seconde Guerre mondiale. Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu le dirigeant du Front national (FN) coupable de complicité d’apologie de crimes de guerre et de contestation de crimes contre l’humanité, à la suite de ces propos publiés en janvier 2005 dans l’hebdomadaire Rivarol. Pour le tribunal, M. Le Pen « tente d’instiller un doute sur ce qui a pu être commis par les nazis sur le territoire français comme la déportation des Juifs ou les persécutions contre les résistants et qui constituent autant de crimes contre l’humanité ». M. Le Pen, 79 ans, a déjà été condamné à plusieurs reprises notamment pour propos racistes. Son avocat a affirmé qu’il allait sûrement faire appel.
Lors de l’audience en décembre, le parquet avait pris des réquisitions sévères, demandant cinq mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. En janvier 2005, les propos litigieux de M. Le Pen avaient fait l’objet d’une condamnation unanime des associations et formations politiques et le ministre de la Justice de l’époque, Dominique Perben, avait lui-même demandé au parquet d’ouvrir une enquête. Se disant victime de « persécution », Jean-Marie Le Pen avait alors déclaré ne se sentir « absolument pas coupable ». Dans son jugement, le tribunal a aussi estimé que le président du FN avait « réécrit l’histoire », dans le récit d’un massacre par les troupes allemandes à Ascq, dans le nord de la France, qui avait fait plusieurs dizaines de victimes. Les magistrats ont dénoncé « une falsification historique délibérée », M. Le Pen ayant « donné de la Gestapo une image positive » en « occultant les crimes dont elle s’est rendue coupable ».
Le leader français d’extrême droite Jean-Marie Le Pen a été condamné hier à trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour avoir qualifié en 2005 de « pas particulièrement inhumaine » l’occupation allemande de la France durant la Seconde Guerre mondiale. Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu le dirigeant du Front national (FN) coupable de complicité d’apologie de crimes de guerre et de contestation de crimes contre l’humanité, à la suite de ces propos publiés en janvier 2005 dans l’hebdomadaire Rivarol. Pour le tribunal, M. Le Pen « tente d’instiller un doute sur ce qui a pu être commis par les nazis sur le territoire français comme la déportation des Juifs ou les persécutions contre les résistants et qui constituent autant de crimes contre l’humanité ». M. Le Pen, 79 ans, a...
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