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Entreprise La joaillerie Albert Assi…depuis 1885

La joaillerie Albert Assi 1885 : c’est un label de savoir-faire, de tradition, de confiance, de continuité et surtout de résistance au temps qui passe. La joaillerie Assi est toujours une affaire familiale. Elle a été fondée et gérée par Antoun Assi puis elle est passée aux bons soins d’Albert, et maintenant elle se trouve aux mains de Nadim, Albert et Antoine de nouveau. Cette maison de joaillerie et de bijoux existe donc depuis que le souk des bijoutiers ne comprenait que six à sept maisons dont celles des Semaan et des Yabroudi, qui ont, depuis, disparu. En 1964, la maison devait s’agrandir et une succursale était ouverte à la rue Patriarche Howayek. Une succursale dont l’un des architectes devait venir spécialement de Paris pour la décorer. Mais pour résister aux aléas du temps et aux affres de la guerre, il a fallu beaucoup d’opiniâtreté et de bonne volonté de la part de la famille. Tout allait dans le meilleur des mondes jusqu’en 1977 lorsque la famille Assi, comme tant d’autres familles de bijoutiers libanais, se retrouvait presque sans rien. Les coffres-forts des établissements de crédit à la rue des banques, au centre ville, où les bijoutiers avaient placé toutes leurs marchandises – soit-disant pour la préserver –, ont été défoncés et pillés. « Il fallait soit baisser les bras ou apprendre à se reconstruire petit à petit », souligne Nadim Assi, qui évoque quatre valises Samsonite de marchandises qui ont disparu. Il fait état de pertes astronomiques qu’il vaut mieux ne plus évoquer et regarder en avant vers des jours meilleurs. En pleine guerre, un bureau adjacent à la résidence des Assi a été ouvert à la rue Mar Élias. Un bureau qui a fonctionné par intermittence pour des raisons de sécurité, mais dont l’activité a quand même assuré la continuité de l’entreprise. Le marché local s’amenuisant de plus en plus avec la poursuite de la guerre, Nadim Assi a entamé dans les années 80 une ouverture ponctuelle vers l’extérieur et a tenté de diversifier les points de chute. Il participa à plusieurs reprises à des Salons de la joaillerie à New York, Las Vegas et Bâle, et fit des navettes de temps à autre entre le Liban et l’Arabie saoudite. Il s’agissait de missions ponctuelles d’exportation de marchandises pour des clients bien déterminés. En 1990, il inaugurait la boutique au centre Sofil d’Achrafieh, et il y a deux ans, la maison installait une antenne au Mall de l’ABC. Son point d’orgue dans cet emplacement est la ligne A. Design. Bien avant le grand boom de Dubaï, la famille Assi a décidé vers 1998 de s’établir à Dubaï où elle est partenaire avec un homme d’affaires émirati conformément aux lois en vigueur dans l’émirat. « Le manque à gagner sur le marché local est compensé par le chiffre d’affaires généré par la maison à l’étranger », dit Nadim Assi, ajoutant que le fait d’avoir pignon sur rue à Dubaï présente plus d’un avantage. « Cette présence à Dubaï rend plus facile notre accès aux foires annuelles et bisannuelles de joaillerie, qui sont organisées régulièrement à Abou Dhabi, Sharjah, Bahreïn et Mascate. Elle permet également de recevoir plus facilement la clientèle arabe », souligne Nadim Assi. En réponse à une question, il affirme que le plus important dans la participation d’un joaillier à un Salon international, ce n’est pas tant les ventes qu’il peut conclure lors de cette manifestation, mais les contacts qu’il peut établir pour des commandes futures, les représentations de marques déposées qu’il peut obtenir et les acquisitions qu’il peut effectuer. Entre hier et aujourd’hui, qu’est ce qui a changé dans le commerce de la joaillerie ? « Dans le temps, la joaillerie était plus classique, dans le sens où la demande était centrée sur les pierres précieuses. Aujourd’hui, la demande s’oriente vers des pièces serties de pierres semi- précieuses. Ce qui permet aux femmes de porter de jolis bijoux à des coûts plus modérés », dit-il. Au sujet des goûts de la femme libanaise, il affirme qu’il s’agit de personnes qui ont généralement beaucoup voyagé, qui exigent de la qualité et des dessins dans le ton de la mode. Nadim Assi estime par ailleurs que le Liban demeure « le réservoir du Proche-Orient en ce qui concerne la main-d’œuvre qualifiée en joaillerie ». Selon lui, la joaillerie est un domaine très concurrentiel, mais le pays du Cèdre demeure compétitif dans la mesure où il a réussi, alors qu’il était président du syndicat des joailliers, à obtenir l’exemption totale des taxes douanières des métaux précieux et des pierres précieuses. Une mesure dont tous les acteurs du secteur tirent profit. Liliane MOKBEL
La joaillerie Albert Assi 1885 : c’est un label de savoir-faire, de tradition, de confiance, de continuité et surtout de résistance au temps qui passe. La joaillerie Assi est toujours une affaire familiale. Elle a été fondée et gérée par Antoun Assi puis elle est passée aux bons soins d’Albert, et maintenant elle se trouve aux mains de Nadim, Albert et Antoine de nouveau.
Cette maison de joaillerie et de bijoux existe donc depuis que le souk des bijoutiers ne comprenait que six à sept maisons dont celles des Semaan et des Yabroudi, qui ont, depuis, disparu. En 1964, la maison devait s’agrandir et une succursale était ouverte à la rue Patriarche Howayek. Une succursale dont l’un des architectes devait venir spécialement de Paris pour la décorer.
Mais pour résister aux aléas du temps et aux affres de la guerre, il...