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Actualités - Chronologie

Subprimes Les banques japonaises également touchées par la crise

Les grandes banques japonaises ont annoncé cette semaine des résultats trimestriels érodés par la crise des prêts immobiliers à risques, subprimes, même si les sommes évaporées dans la tourmente paraissent modestes par rapport aux pertes colossales de leurs consœurs occidentales. À ce stade, aucune des grandes banques nippones n’a prévu de finir dans le rouge l’année budgétaire 2007-2008, qui s’achève fin mars. Toutes ont cependant vu leurs bénéfices chuter au cours des neuf premiers mois de l’exercice, et certaines ont sabré leurs objectifs de profit annuel. Le record du Japon en matière de malheurs liés aux subprimes est revenu à la deuxième banque du pays, Mizuho Financial Group, qui a annoncé hier avoir perdu environ 345 milliards de yens (2,23 milliards d’euros) dans l’affaire. Cette somme dépasse de 170 milliards la précédente estimation, publiée en novembre 2007. Sur le total des pertes dues aux subprimes, 190 milliards sont le fait de Mizuho Securities, la filiale de courtage boursier du groupe. En raison de ces déconvenues, le bénéfice net de Mizuho Financial Group pour les neuf premiers mois de 2007-2008 a chuté de 32,2 %. Pour l’ensemble de l’exercice, le groupe ne table plus que sur un bénéfice net de 480 milliards (soit une baisse de 22,7 % sur un an), au lieu des 650 milliards antérieurement prévus. C’est le deuxième avertissement sur résultat de Mizuho en 2007-2008. La première banque du Japon, Mitsubishi UFJ Financial Group, a pour sa part estimé ses pertes liées aux subprimes à 55 milliards de yens (355 millions d’euros). Elle s’attend à ce que son bénéfice net chute de 31,9 % en 2007-2008, après un recul de 54,4 % sur les neuf premiers mois de l’exercice. Le groupe de services financiers Nomura Holdings, qui s’était retiré en octobre du marché des titres de créance hypothécaires résidentiels (RMBS) américains, totalement ravagé par la crise des subprimes, après y avoir perdu 105 milliards de yens, a lui aussi publié de piètres résultats trimestriels. Pour la période d’octobre à décembre, son bénéfice net a chuté de 71,4 % sur un an. Environ 3 000 milliards de yens (19,35 milliards d’euros) d’actifs qui avaient été confiés à Nomura par ses clients au Japon se sont notamment évaporés en l’espace de trois mois en raison de la chute des Bourses. Mercredi, la troisième banque du Japon, Sumitomo Mitsui Financial Group, avait estimé ses pertes liées aux subprimes à 99 milliards de yens. Son bénéfice net a reculé de 19,3 % sur un an pour la période d’avril à décembre, mais il s’attend toujours à une hausse de 29,1 % sur l’ensemble de 2007-2008. Shinsei Bank, seule grande banque nippone contrôlée par des étrangers, a pour sa part provisionné 70 milliards de yens pour faire face aux subprimes. Les déconvenues des banques japonaises apparaissent cependant relativement légères par rapport à celles de leurs homologues européennes et américaines. La perte totale de Mizuho sur neuf mois (2,23 milliards d’euros) est ainsi à comparer avec les 8,3 milliards d’euros laissés par UBS dans la débâcle des prêts hypothécaires à risques, ou encore avec les dépréciations de 5,28 milliards de dollars annoncées par Bank of America et de 11,5 milliards par Merrill Lynch pour le seul quatrième trimestre 2007.
Les grandes banques japonaises ont annoncé cette semaine des résultats trimestriels érodés par la crise des prêts immobiliers à risques, subprimes, même si les sommes évaporées dans la tourmente paraissent modestes par rapport aux pertes colossales de leurs consœurs occidentales. À ce stade, aucune des grandes banques nippones n’a prévu de finir dans le rouge l’année budgétaire 2007-2008, qui s’achève fin mars. Toutes ont cependant vu leurs bénéfices chuter au cours des neuf premiers mois de l’exercice, et certaines ont sabré leurs objectifs de profit annuel.
Le record du Japon en matière de malheurs liés aux subprimes est revenu à la deuxième banque du pays, Mizuho Financial Group, qui a annoncé hier avoir perdu environ 345 milliards de yens (2,23 milliards d’euros) dans l’affaire. Cette somme...