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Actualités - Opinion

Lettre ouverte à Ban Ki-moon

Monsieur le Secrétaire général des Nations unies, Il est clair aujourd’hui que toutes les tentatives de trouver une solution au problème posé par l’échéance présidentielle au Liban se sont soldées par des échecs diplomatiques tandis qu’un peuple entier ploie sous le poids de la cherté de vie et que le pays se trouve entièrement paralysé par une terreur au quotidien qui pousse tous les jeunes Libanais au désespoir et à l’exode. Autant de preuves que le rétablissement d’un Liban démocratique ne serait qu’illusoire sans l’application intégrale des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. De toute évidence, ces résolutions ne pourraient être appliquées avant la disparition des zones sécuritaires relevant de mini-États sectaires qui continuent de gangrener toutes nos institutions officielles, et cela malgré les accusations de la communauté internationale à l’encontre du régime syrien. Malheureusement, celui-ci n’a rien à craindre tant que ces condamnations verbales ne se traduisent pas en actes concrets. En effet, à l’encontre de toute forme de menaces et de sanctions, la Syrie persiste à s’immiscer dans les affaires internes du Liban en y introduisant des armes lourdes et en entraînant des groupuscules terroristes, à travers une frontière volontairement incontrôlée, dans le but de prolonger la crise sécuritaire libanaise. Le pays se retrouve dans une spirale infernale de violence avec le spectre d’une nouvelle guerre civile qui pourrait, comme auparavant, déboucher sur un contrôle du pays par le régime syrien par le biais de ses milices alliées, au prix cruel de plusieurs milliers de victimes. C’est face à ce laxisme que le Liban se trouve aujourd’hui devant deux choix critiques, la meilleure solution étant la demande d’un mandat onusien épaulé par une force de 25 000 soldats de l’OTAN comme cela fut le cas au Kosovo, œuvrant en pleine coopération avec les forces de sécurité libanaises, et capable de contrôler parfaitement toutes nos frontières et de neutraliser tous les groupuscules armés. Cette initiative serait impérativement suivie par l’organisation d’un référendum national regroupant tous les partis libanais pour déterminer l’avenir constitutionnel d’un nouveau Liban, à l’appartenance arabe, de préférence neutre, fédéral ou confédéral, ou régi par toute autre forme de cohabitation consensuelle, de façon à éliminer définitivement tout spectre de conflit intercommunautaire. Cela nous permettra enfin d’envisager notre avenir sur des bases stables et solides, sur le modèle de plusieurs pactes nationaux, dont celui de la Constitution helvétique qui a survécu à plusieurs siècles de conflits internes. L’autre solution serait, hélas, la vraie partition du pays, une catastrophe géopolitique qui conduirait le Liban à une division irréversible qui verrait la partie chiite placée sous contrôle syrien, régie par la terreur de mollahs médiévaux et entièrement subventionnée par un capital perse qui ne tarderait pas un jour à s’épuiser. Cet effritement aurait alors de graves conséquences sur la sécurité mondiale autour du bassin méditerranéen, cela sans compter les répercussions dangereuses pour la majorité des régimes du monde arabe, menaçant de facto l’éclatement de certaines monarchies du Golfe. C’est pour toutes ces raisons que nous vous implorons, Monsieur le Secrétaire général, de faire tout votre possible afin de sauver notre cher Liban du terrorisme mondial dont nous sommes victimes depuis plus de trente-cinq ans. Camille Dory CHAMOUN
Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,
Il est clair aujourd’hui que toutes les tentatives de trouver une solution au problème posé par l’échéance présidentielle au Liban se sont soldées par des échecs diplomatiques tandis qu’un peuple entier ploie sous le poids de la cherté de vie et que le pays se trouve entièrement paralysé par une terreur au quotidien qui pousse tous les jeunes Libanais au désespoir et à l’exode. Autant de preuves que le rétablissement d’un Liban démocratique ne serait qu’illusoire sans l’application intégrale des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.
De toute évidence, ces résolutions ne pourraient être appliquées avant la disparition des zones sécuritaires relevant de mini-États sectaires qui continuent de gangrener toutes nos institutions officielles,...