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Arabie saoudite Vers une ONG pour la défense des droits des femmes

Un activiste saoudien a affirmé, dans une déclaration publiée hier, qu’il s’apprêtait à créer une organisation non gouvernementale pour la défense des droits des femmes en Arabie saoudite, soumises à une série de restrictions dans cette monarchie ultraconservatrice. « Après deux ans de négociations avec le ministère des Affaires sociales, une demande pour la création d’Ansar al-Marah (Les Partisans de la femme) a été en principe approuvée », a déclaré Soulimane al-Salmane, l’un des fondateurs de cette ONG, au quotidien Arab News. Ansar al-Marah – dont le comité fondateur compte 21 membres, des hommes et des femmes, y compris des universitaires et des chercheurs – entend « aider les femmes à améliorer leur situation sociale, éducative et culturelle par des études et des recherches », selon le journal. Dans le royaume saoudien, « la majorité des femmes vivent actuellement sous la domination des hommes. Elles ne peuvent pas être des membres actifs de la société en raison des restrictions », a expliqué M. Salmane. En Arabie saoudite, qui applique rigoureusement les principes du wahhabisme, doctrine puritaine de l’islam, les femmes sont obligées de sortir en public complètement voilées et ne peuvent conduire une voiture, voyager sans autorisation de leur mari ou d’un autre homme membre de leur famille, ni manger seules au restaurant. « Aider les femmes à obtenir leurs droits, qui sont ignorés ou abolis par la loi ou les coutumes, ne contredit pas l’islam, qui ne prive pas la femme de ses droits de disposer de son propre argent, de conduire ou de choisir son mari », a estimé M. Salmane, interrogé sur les détracteurs de son projet. M. Salmane, un candidat malheureux aux municipales partielles de 2005, organisées pour la première fois en Arabie saoudite et dont les femmes étaient exclues, a indiqué qu’il cherchait, via le projet d’Ansar al-Marah, à donner suite à ses promesses électorales. Début janvier, des activistes saoudiennes avaient indiqué espérer obtenir en 2008 la levée de l’interdiction faite aux femmes de conduire, dans une pétition mise en ligne et adressée au roi Abdallah, la deuxième du genre en moins de quatre mois. Yakin Ertürk, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la violence contre les femmes, visitera l’Arabie saoudite du 4 au 13 février à l’invitation de Ryad, a annoncé hier le Haut-Commissariat aux droits de l’homme dans un communiqué à Genève. Elle se rendra à Ryad, Djeddah et Dammam où elle rencontrera des représentants du gouvernement, de la société civile, des officiels des Nations unies et des victimes de la violence.


Un activiste saoudien a affirmé, dans une déclaration publiée hier, qu’il s’apprêtait à créer une organisation non gouvernementale pour la défense des droits des femmes en Arabie saoudite, soumises à une série de restrictions dans cette monarchie ultraconservatrice. « Après deux ans de négociations avec le ministère des Affaires sociales, une demande pour la création d’Ansar al-Marah (Les Partisans de la femme) a été en principe approuvée », a déclaré Soulimane al-Salmane, l’un des fondateurs de cette ONG, au quotidien Arab News. Ansar al-Marah – dont le comité fondateur compte 21 membres, des hommes et des femmes, y compris des universitaires et des chercheurs – entend « aider les femmes à améliorer leur situation sociale, éducative et culturelle par des études et des recherches », selon le...