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Une exposition sur le New Dance Group

« La danse est une arme », première exposition consacrée au New Dance Group (NDG), collectif américain engagé à gauche, fondé dans les années 1930, se déroule à Pantin jusqu’au 5 avril Dans l’atrium et la salle d’exposition du CND, photographies – dont de superbes clichés de Barbara Morgan – et documents vidéo évoquent le parcours atypique sur deux décennies de cette compagnie méconnue, qui a flirté avec le Parti communiste américain, la « Modern Dance new-yorkaise et Broadway. C’est le travail de l’historienne américaine Victoria P. Geduld qui a permis au CND de monter cette exposition inédite : « la chasse aux sorcières » dont le groupe a fait l’objet lors du maccarthysme a longtemps occulté son histoire. « Cette initiative a permis de raviver l’intérêt des chercheurs pour le New Dance Group », se félicite la commissaire de l’exposition, Claire Rousier, directrice du département du développement de la culture chorégraphique au CND. L’exposition suit l’histoire du NDG dès ses premiers pas quand, en février 1932, six étudiantes en danse moderne donnent une représentation lors d’un rassemblement communiste à Manhattan. La couverture du programme du premier récital annuel du NDG, en 1933, donne le ton : « The Dance is a Weapon » (La danse est une arme). La même année, une photographie saisit jeunes hommes et femmes du NDG, poing levé et/ou fermé, dans une de ces « danses de masses » qui seront leur marque. Le groupe, qui danse pour les syndicats et forme les jeunes notamment lors de camps d’été, s’empare de tous les thèmes sociaux brûlants de l’Amérique de la Grande dépression, le chômage, la famine, les « homeless » (sans-abri) et la ségrégation raciale. Prenant ses distances avec le Parti communiste avant même la signature en 1939 du pacte germano-soviétique, le NDG ne renonce pas à la contestation, mais s’institutionnalise dans les années 1940 et tente de diffuser ses idéaux humanistes auprès du plus grand nombre grâce à des spectacles populaires. Cette exposition trouvera un prolongement dans la programmation du CND, qui remontera en avril des pièces ou mènera des projets autour de quelques-uns des animateurs du NDG, Anna Sokolow, Donald McKayle, Charles Weidman et Helen Tamiris.
« La danse est une arme », première exposition consacrée au New Dance Group (NDG), collectif américain engagé à gauche, fondé dans les années 1930, se déroule à Pantin jusqu’au 5 avril
Dans l’atrium et la salle d’exposition du CND, photographies – dont de superbes clichés de Barbara Morgan – et documents vidéo évoquent le parcours atypique sur deux décennies de cette compagnie méconnue, qui a flirté avec le Parti communiste américain, la « Modern Dance new-yorkaise et Broadway.
C’est le travail de l’historienne américaine Victoria P. Geduld qui a permis au CND de monter cette exposition inédite : « la chasse aux sorcières » dont le groupe a fait l’objet lors du maccarthysme a longtemps occulté son histoire.
« Cette initiative a permis de raviver l’intérêt des chercheurs pour le New Dance...