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Actualités - Opinions

Les lecteurs ont voix au chapitre

Les lettres libanaises à l’honneur C’est avec un plaisir immense que je lis dans le Nouvel Observateur de cette semaine seize pages signées Ursula Gautier et consacrées au Tibet et à la Chine. En 1962, Ursula, qui s’appelait Kukejian, était l’une des gagnantes du concours Fabriano de l’époque. Envoyée par notre groupe pour une spécialisation à l’Académie de Macerata, elle se rendit ensuite en France où elle épousa M. Gautier, homme de lettres et de culture, qui fut nommé attaché culturel en Chine. Ursula apprit le chinois et, dès son retour en France, début 1970, elle devint spécialiste de la Chine dans plusieurs publications françaises, dont le Nouvel Observateur. Dans ce même hebdomadaire, un article sur Darine el-Joundi, Libanaise rescapée de la guerre civile et auteure de Le jour où Nina Simone a cessé de chanter. Un grand succès de librairie. Comme d’habitude, après André Bercoff et tant d’autres plumes célèbres, le Liban, grâce à ses écrivains et journalistes d’expression française, est toujours à l’honneur. Raymond NAHAS Vent de renouveau Il y a déjà, à l’entrée, ce soleil qui se lève derrière la mer. Sans doute la mer qui nous ensevelit à chaque détonation, un peu plus, mais sans doute aussi le soleil de l’espoir, des rêves même. Et puis il y a cette fourmilière qui « bosse » en permanence, que ce soit sur le site ou au QG. Des « nicknames », des @tajaddod, des messages postés ; en bref, un vent nouveau qui souffle sur notre paysage politique gris, sclérosé. Ça doit être ce bleu, ces logos, vifs ou pas. Ça doit être simplement ce parti « youth », qui fête ses neuf mois à peine, neuf mois qui ont procuré aux jeunes Libanais abattus ce qu’ils redoutent parfois, mais ce qu’ils attendent toujours : du renouveau. Voilà, c’est sûrement ça qui vous marque. Le renouveau que l’on sent justement dans leurs propos modérés, raisonnables, mesurés, mais fermes. Le renouveau que l’on perçoit dans la manière d’aborder la politique, de la traiter, de ramer sur cette « mer » justement vers une démocratisation, urgente. Le renouveau surtout d’adapter les valeurs de toujours, les valeurs de liberté, de respect, de souveraineté à notre époque ; une ère qui se doit d’écarter religion et politique, de se débarrasser des kystes du passé, mais surtout de laisser la scène à de nouvelles têtes qui inspirent fraîcheur, innovation et donc renouveau. Des jeunes, justement, assoiffés de culture, de modernisme ; des jeunes entièrement dévoués à leur pays, de par leur attachement certainement, mais surtout de par leur volonté à ce que cette petite parcelle de 10 452 kilomètres carrés retrouve toute son immensité et son indépendance. Aujourd’hui, un pas est franchi pour ces jeunes, souvent qualifiés d’irréalistes ou de rêveurs. Effectivement, avec quatre sièges remportés lors des dernières élections de l’Université américaine de Beyrouth (AUB) le 11 janvier, une pierre vient se poser sur ce tout nouveau projet entrepris par le mouvement et prouve que construire une république moderne et aconfessionnelle n’est pas une utopie. Cette pierre marque particulièrement l’arrivée d’une insolite brise de rêve et de renouveau, espérons-le, sans barrages ni blocus. Gilles KHOURY NDLR Dans le nombreux courrier que nous recevons quotidiennement, certaines lettres comportent des passages qui seraient difficilement publiables. Pour cette raison, et aussi afin de faire paraître le plus grand nombre possible de lettres, le journal se réserve le droit de n’en reproduire que les parties les plus significatives et d’en rectifier certains termes désobligeants. En outre, chaque missive doit comporter la signature (nom et prénom) de son auteur. Les lecteurs, nous en sommes certains, le comprendront, ce dont nous les remercions par avance.
Les lettres libanaises à l’honneur

C’est avec un plaisir immense que je lis dans le Nouvel Observateur de cette semaine seize pages signées Ursula Gautier et consacrées au Tibet et à la Chine.
En 1962, Ursula, qui s’appelait Kukejian, était l’une des gagnantes du concours Fabriano de l’époque. Envoyée par notre groupe pour une spécialisation à l’Académie de Macerata, elle se rendit ensuite en France où elle épousa M. Gautier, homme de lettres et de culture, qui fut nommé attaché culturel en Chine.
Ursula apprit le chinois et, dès son retour en France, début 1970, elle devint spécialiste de la Chine dans plusieurs publications françaises, dont le Nouvel Observateur.
Dans ce même hebdomadaire, un article sur Darine el-Joundi, Libanaise rescapée de la guerre civile et auteure de Le jour où Nina Simone...