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Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

Mais où sont les solutions effectives ? L’année 2008 débute et les débats aussi nocifs qu’inutiles battent leur plein sur les droits politiques et constitutionnels des chrétiens au Liban. Les politiciens et les partis chrétiens semblent ignorer la crise sociale et culturelle dans laquelle se débat le pays. Pire, nombreux sont ceux d’entre eux qui en profitent pour l’exploiter à des fins personnelles. Nul ne peut le contester, après les guerres interchrétiennes et les guerres au Liban en général, le niveau culturel n’a cessé de baisser, sans parler de la vague d’émigration et des décès naturels ou provoqués. Aussi, la situation économique et sociale devient elle de plus en plus dure et inquiétante, avec l’arrêt du travail et le chômage qui perdurent, d’une part, et la mentalité héritée des Ottomans au sein d’une certaine couche de la population chrétienne. Tout cela mène à la disparition de plus en plus marquée de la classe moyenne, phénomène qui contribue à l’augmentation de la pauvreté générale. Le leadership chrétien déclare attendre les occasions et notamment les élections générales, pour venir en aide aux citoyens. Mais le peuple ne peut évidemment pas attendre toujours les bonnes occasions. Un point ici s’impose : tout le monde parle de politique nationale, mais personne ne propose des solutions effectives culturelles, sociales, économiques pour venir en aide aux chrétiens du Liban. Les partis politiques chrétiens, sans cesse sollicités, ne prêtent malheureusement plus attention à ces développements inquiétants. Des émigrés et les composantes du pays dont la situation financière est meilleure aident peut-être un nombre de citoyens dans le besoin, mais ils ne peuvent évidemment pas apporter des solutions à tous les problèmes qui se posent. Quoi qu’il en soit, tout amendement hâtif de la Constitution de Taëf ne peut que nuire à la communauté chrétienne du Liban. Aussi, serait-il plus sage d’étudier dans leur ensemble tous les problèmes qui se posent au pays avant de se lancer dans le vide. Gaby J. CHAMI Le soleil brillera de nouveau J’étais partie assister à la messe de Noël dans une église romaine catholique. Avant de commencer à célébrer la messe, le curé a dit : « Nous avons de la chance aujourd’hui, car le temps est de la fête en ce jour hivernal de décembre : le soleil du Liban est venu illuminer et réchauffer Montréal… » On cite le Liban même en parlant de son soleil ! Cela me fit chaud au cœur car, loin de mes parents en ce Noël, j’avais le cœur bien gros. Aussitôt une joie m’étreignit et ma tristesse disparut : cette déclaration inattendue du curé mit un baume sur mon cœur. Le soleil du Liban réchauffa peut-être Montréal ce jour-là, mais aussi mon cœur, blessé par la distance qui me sépare de mon pays d’origine, de ma famille et de mes amis. J’ai prié fort ce jour-là afin que le soleil, mais aussi l’esprit du bon sens et de la justice guident les responsables de ce petit pays pour passer à travers tous les obstacles qui empêchent ses citoyens de vivre une vie paisible, calme et sereine. En cette nouvelle année, je souhaite que le soleil brille de nouveau au-dessus du Liban et qu’il réchauffe le cœur endurci des faiseurs de troubles pour que la paix puisse régner de nouveau dans ce pays meurtri. Nicole ABDUL-MASSIH Habitude et ajournement En ce début de l’année 2008, le vœu des Libanais est de sortir des mauvaises habitudes dans lesquelles nos politiciens nous ont plongés. Ils souhaitent avant tout que le mot ajournement soit effacé du dictionnaire politique. Lui seul et en l’absence d’une autorité centrale respectée de tous est la cause réelle de ce cercle infernal et vicieux, où mort, luxure et paresse sont devenus des états d’âme tout à fait normaux qu’on vit au quotidien sans trop s’inquiéter. Ainsi les assassinats politiques, bien que déplorés, n’ont malheureusement plus d’effet. On crie vengeance les deux premiers jours et l’on oublie le troisième. Plus étrange : les embouteillages et les dépenses effrénées durant les fêtes de fin d’année sont la preuve que les Libanais, las de la politique, peuvent vivre tranquilles, même sans président. Les tentes toujours dressées au centre-ville sont devenues un décor intégré dans le nouveau Beyrouth et qui n’intrigue même plus nos touristes. Le Parlement, depuis un an, est digne de devenir un nouveau musée hanté de souvenirs. Le Sérail pourra lui aussi, en attendant une solution, se transformer en musée, mais de cire ; quant au palais de Baabda, il sera comme un petit château de Versailles, agréable surtout par ses jardins, et pourra attirer seulement les nostalgiques. Antoine SABBAGHA
Mais où sont les solutions effectives ?


L’année 2008 débute et les débats aussi nocifs qu’inutiles battent leur plein sur les droits politiques et constitutionnels des chrétiens au Liban. Les politiciens et les partis chrétiens semblent ignorer la crise sociale et culturelle dans laquelle se débat le pays. Pire, nombreux sont ceux d’entre eux qui en profitent pour l’exploiter à des fins personnelles.
Nul ne peut le contester, après les guerres interchrétiennes et les guerres au Liban en général, le niveau culturel n’a cessé de baisser, sans parler de la vague d’émigration et des décès naturels ou provoqués.
Aussi, la situation économique et sociale devient elle de plus en plus dure et inquiétante, avec l’arrêt du travail et le chômage qui perdurent, d’une part, et la mentalité héritée des...